Abidjan, 03 mai 2026 (AIP) – La Confédération syndicale Plateforme nationale des travailleurs de Côte d’Ivoire (CS-PFN) a annoncé son intention de ne pas prendre part à la signature de la prochaine trêve sociale si son statut de centrale syndicale n’est pas pleinement reconnu par les autorités, malgré le respect des conditions légales requises.
Dans une déclaration faite le 1er mai 2026 à Abidjan Cocody, à l’occasion de la célébration de la fête du travail, son président, Théodore Gnagna Zadi, a dénoncé une situation qu’il qualifie d’injustice persistante. Il a rappelé que la CS-PFN figure parmi les six centrales syndicales reconnues par l’arrêté du 5 février 2019, aux côtés de Humanisme, Dignité, FESACI, UNARTCI et UGTCI, mais qu’elle n’est pas associée aux activités officielles.
« Si cette attente légitime n’est pas satisfaite, nous nous verrons dans l’obligation de ne plus engager notre confédération dans la signature de la prochaine trêve sociale », a-t-il déclaré.
Dans une note transmise à l’AIP, la CS-PFN a réaffirmé sa volonté d’obtenir une reconnaissance effective afin de poursuivre ses actions en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des salariés.
Certains membres de la Confédération estiment par ailleurs que la trêve sociale en vigueur constitue une contrainte pour l’exercice de l’activité syndicale.
Pour rappel, la trêve sociale 2022-2027 prévoit plusieurs mesures en faveur des fonctionnaires, notamment une prime exceptionnelle de fin d’année, la revalorisation de certaines indemnités et allocations, ainsi que des réformes institutionnelles visant à renforcer le dialogue social.
(AIP)
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