Abidjan, 08 mai 2026 (AIP) – Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a procédé au lancement officiel de la quatrième édition du Salon international du contenu audiovisuel d’Abidjan (SICA), mercredi 07 mai 2026, au Sofitel hôtel Ivoire d’Abidjan, en présence de plusieurs membres du gouvernement, du corps diplomatique et des professionnels du secteur.
Placée sous le thème, « Économie des contenus et diplomatie culturelle : mieux structurer l’industrie audiovisuelle et cinématographique africaine », cette édition ambitionne de faire du SICA un véritable levier de souveraineté narrative pour le continent.
« Les contenus audiovisuels ne sont plus de simples expressions culturelles. Ils sont des actifs économiques, des outils d’influence et des instruments de souveraineté », a déclaré M. Coulibaly, saluant la présence du Japon comme pays à l’honneur.
Il a souligné que le SICA, après trois éditions, s’affirme désormais comme « une respiration, une manière de regarder notre monde et de s’y projeter ».
Le ministre a également rendu hommage à la vision du chef de l’État, Alassane Ouattara, qui a libéralisé l’espace audiovisuel ivoirien dès 1992, puis relancé la dynamique en 2012 avec le déploiement de la TNT.
« Notre ambition va plus loin : bâtir une véritable économie du contenu et faire émerger des champions africains de l’audiovisuel », a-t-il ajouté.
La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a salué la dynamique impulsée par le gouvernement.
« La Côte d’Ivoire a fait de la culture, du cinéma et des industries créatives un véritable levier de transformation, de rayonnement et d’attractivité », a-t-elle affirmé.
Elle a relevé des performances encourageantes. Plus de 400 000 entrées en salles de cinéma en 2025, générant plus de 1,5 milliard de FCFA de recettes, ainsi qu’une progression notable des tournages et des coproductions.
« Notre pays dispose désormais d’une véritable industrie culturelle », s’est réjouie la ministre.
Le commissaire général du SICA, Oumar Konaté, a pour sa part annoncé une nouvelle phase dans le développement du salon, avec un commissariat général renforcé, un secrétariat exécutif permanent et un comité scientifique élargi.
« Le SICA n’est pas seulement un salon, c’est une vision, un levier stratégique, un instrument de souveraineté culturelle », a-t-il insisté.
M. Konaté a également annoncé la participation des organisateurs du Salon international du cinéma et de l’audiovisuel du Cameroun (SINAC) et du Salon audiovisuel du Sénégal (SIMA) à cette édition, afin de favoriser la circulation des œuvres et des talents sur le continent.
Invité comme pays à l’honneur, le Japon était représenté par son ambassadeur en Côte d’Ivoire, Junji Gomakubo.
« Je tiens à exprimer ma gratitude au gouvernement ivoirien et au comité d’organisation pour avoir choisi le Japon comme pays à l’honneur du SICA 2026 », s’est-t-il félicité.
L’ambassadeur a rappelé la puissance de l’industrie japonaise du contenu, qui génère des centaines de milliards de francs CFA, avec un objectif de 80 000 milliards de FCFA d’ici 2033. Il a annoncé la projection gratuite de films d’animation japonais ainsi que des conférences en ligne avec des réalisateurs et producteurs japonais en marge du salon.
« Ces échanges constituent également une source d’inspiration pour le Japon », a-t-il souligné, appelant à la naissance de nouvelles collaborations entre les industries culturelles japonaise et ivoirienne.
Le SICA 2026 se tiendra du 26 au 28 novembre. Il prévoit des panels, des masterclasses, des sessions de financement ainsi qu’un espace dédié à la valorisation des talents africains.
(AIP)
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