Abidjan, 11 mai 2026 (AIP) – La Première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara, a réitéré son engagement à ne ménager aucun effort jusqu’à l’atteinte des objectifs d’élimination du Sida pédiatrique en 2030, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la réunion technique régionale du Hub Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Alliance mondiale pour mettre fin au sida pédiatrique, lundi 11 mai 2026 à Abidjan.
« S’occuper des enfants vivant avec le VIH, c’est engager le combat contre les disparités flagrantes liées aux inégalités d’accès au dépistage et au traitement antirétroviral pour les enfants », a déclaré Mme Ouattara, également ambassadrice spéciale de l’ONUSIDA pour l’élimination du sida pédiatrique et la promotion du traitement antirétroviral,
Elle s’exprimait par la voix du ministre délégué auprès du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moluot.
La Première dame a salué les initiatives menées sur le continent pour remédier à « cette injustice inacceptable », rappelant que la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre abrite 68% des enfants vivant avec le VIH sur le continent.
Elle a invité l’ensemble des acteurs à s’engager pleinement dans ce « combat pour le droit à la santé, pour la justice et pour l’équité », avant de déclarer ouverte la réunion technique régionale.
Le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’Gou Dimba, a souhaité la bienvenue aux délégations venues de toute l’Afrique. Il a adressé ses sincères remerciements à la Première dame pour son parrainage, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers pour leur appui constant à la lutte contre le VIH/sida en Côte d’Ivoire.
« La Côte d’Ivoire a enregistré des progrès significatifs ces dernières années grâce aux efforts conjugués du Gouvernement, des partenaires et des organisations communautaires. Cependant, des défis subsistent, notamment en matière de prévention de la transmission mère-enfant et d’accès équitable aux soins », a-t-il déclaré.
Le ministre a formulé le vœu que les travaux aboutissent à des recommandations pertinentes et à des engagements forts pour accélérer l’atteinte des objectifs communs.
La directrice régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Susan Kasedde, a dressé un bilan contrasté des progrès accomplis. Elle a rappelé qu’entre 2010 et 2024, les nouvelles infections ont diminué de 55% dans la région, loin de la cible de 85%, et que 124 000 personnes ont perdu la vie des suites du Sida.
« Les enfants de la région – le cœur de notre capital humain – sont surreprésentés », a-t-elle alerté. Selon elle, 50% de toutes les femmes enceintes vivant avec le VIH et non traitées dans le monde se trouvent en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Seulement 43% des enfants de la région connaissent leur statut sérologique, et la couverture du traitement antirétroviral chez les enfants n’est que de 37%, contre une cible de 95% d’ici 2030.
Mme Kasedde a également pointé du doigt la stigmatisation dans les consultations prénatales, qui rend les femmes 2,3 fois moins susceptibles de divulguer leur statut, ainsi que les lois sur l’âge du consentement pour les adolescents dans 76% des pays, qui retardent le diagnostic du VIH.
Elle a souligné que les quatre pays du Hub – Cameroun, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo et Nigeria – représentent à eux seuls 68% de toute la charge pédiatrique du VIH dans la région.
La réunion technique régionale se tient sur fond d’adoption en décembre 2025 d’une nouvelle stratégie mondiale visant à mettre fin au sida d’ici 2030. Les chefs d’État se réuniront en juin 2026 à New York pour une Session spéciale sur le VIH, afin de débattre d’une nouvelle Déclaration politique sur le VIH.
(AIP)
bsb/zaar

