Bouaké, 10 mai 2026 (AIP)- Les dirigeants, agents en activité et anciens travailleurs de l’ONG Opportunities Industrialization Center Côte d’Ivoire (OIC-CI) ont participé, samedi 09 mai 2026 à Bouaké, à une fête d’action de grâce organisée dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de cette organisation spécialisée dans la formation et la lutte contre la pauvreté en milieu rural et urbain.
La cérémonie a réuni autour du fondateur principal de l’organisation, Kouadio Djan Maurice, plusieurs responsables, anciens agents et partenaires de la structure, ainsi que le représentant du Conseil d’administration, Brou Frédéric.
Au cours de cette rencontre marquée par des prières, des chants religieux et des témoignages, les participants ont exprimé leur reconnaissance à Dieu pour le parcours de l’organisation depuis sa création en 1976 et sa reconnaissance officielle par l’État de Côte d’Ivoire en 1986.
Le directeur exécutif de l’OIC-CI Bouaké, Elia Kassi, a indiqué que cette célébration constituait un moment de reconnaissance pour les actions menées par la structure depuis plusieurs décennies au profit des populations. « Aujourd’hui, nous marquons une pause pour magnifier le Seigneur Dieu pour tout ce qu’il a fait dans la vie de l’OIC Côte d’Ivoire depuis sa création en 1976 et sa reconnaissance officielle en 1986 par l’État de Côte d’Ivoire », a déclaré M. Elia.
Plusieurs anciens travailleurs de l’organisation ont également livré des témoignages sur leur parcours au sein de l’OIC-CI et sur l’impact des activités de la structure dans leurs vies professionnelles et sociales.
Parmi eux figuraient Sara Ouédraogo, Maténin Ando et Mamadou Kamara. Ils ont rendu hommage aux pionniers de l’organisation et souhaité la poursuite des activités de la structure au bénéfice des jeunes.

Affiliée à Opportunities Industrialization Centers International, l’OIC-CI est une organisation non gouvernementale spécialisée dans la formation professionnelle et l’insertion socio-économique des jeunes déscolarisés ou sans emploi.
Selon le directeur exécutif, les formations dispensées concernent, notamment, l’agriculture, l’élevage, la gestion des fermes, la gestion des petites et microentreprises ainsi que la production de riz étuvé. « Nous donnons des formations de courte durée aux jeunes hommes et femmes déscolarisés ou non qui souhaitent améliorer leurs conditions de vie. Nous intervenons également dans la production de riz étuvé », a expliqué M. Elia.
Il a précisé que l’organisation fonctionne selon deux modes de formation. Le premier concerne les projets financés par des partenaires et bailleurs de fonds, dans le cadre desquels les bénéficiaires sont recrutés, formés puis accompagnés à l’insertion ou à la réinsertion professionnelle selon les termes définis avec les partenaires.
Le second mode permet à toute personne intéressée par les activités agricoles, l’élevage ou la culture hors sol de suivre des formations directement au sein de l’organisation. « Toute personne intéressée peut venir se faire former à l’OIC. Nous proposons des formations de courte durée qui n’excèdent pas trois mois », a-t-il indiqué.
Le directeur exécutif a lancé un appel aux jeunes sans emploi, diplômés ou non, à saisir les opportunités de formation offertes par la structure afin de développer des activités génératrices de revenus et améliorer leurs conditions de vie.
Représentant le président du Conseil d’administration de l’OIC-CI, Yobouet Angoua Yobouet, le président de l’OIC-CI Bouaké, Brou Frédéric, a plaidé pour le rétablissement de l’appui financier de l’État à l’organisation. Il a rappelé que l’OIC-CI bénéficiait auparavant d’une subvention de l’État en raison de son statut d’organisme reconnu d’utilité publique. « Nous demandons à l’État de Côte d’Ivoire de voir dans quelle mesure il peut apporter un appui à l’OIC afin de permettre à la structure de continuer à accompagner les jeunes dans le cadre de l’école de la seconde chance », a déclaré M. Brou.
(AIP)
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