Abidjan, 13 mai 2026 (AIP )- Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a tiré la sonnette d’alarme sur un fléau qui ronge la Côte d’Ivoire, l’orpaillage illégal notamment, qualifiant cette pratique de « cancer qui s’est métastasé dans l’ensemble des 31 régions » du pays.
M. Bamba s’exprimait à l’occasion de la clôture officielle de la deuxième édition du Sommet international d’écologie d’Afrique de l’Ouest tenue à l’Université Nangui Abrogoua à Abidjan, mercredi 13 mai 2026.
Devant une assemblée de chercheurs, d’experts et de décideurs venus de plus de quatorze pays, le ministre a salué la qualité des travaux consacrés à la préservation durable de la biodiversité.
Selon lui, les conséquences de l’orpaillage illégal dépassent largement le cadre écologique. « Elles sont sociales, car beaucoup de nos jeunes enfants et nos jeunes frères abandonnent l’école pour aller à la mine », a-t-il déploré.
Sur le plan économique, le gouvernement constate la disparition de « quelques milliers de milliards de francs CFA qui passent dans la main de ces délinquants », a-t-il ajouté.
Le ministre a également pointé la pollution des quatre grands bassins hydrographiques nationaux par des métaux lourds (cadmium, mercure, plomb), rendant l’eau impropre à l’agriculture, à la pisciculture et à l’élevage.
« Une vache boit 70 litres d’eau. Ce n’est pas au robinet qu’elle va boire, c’est dans ces écosystèmes fortement pollués », a-t-il illustré, lançant un appel solennel aux chercheurs présents pour « adresser ce problème » et lever ce frein au développement.
Après avoir rendu hommage au président Alassane Ouattara pour son soutien constant à la recherche environnementale, Abou Bamba a salué les pistes de solutions issues du congrès.
Il s’agit du renforcement du suivi écologique, du partage des données, de la recherche interdisciplinaire, et la création de la Société d’écologie d’Afrique de l’Ouest (SEAO). Il a exhorté les scientifiques à poursuivre leurs travaux, rappelant que « sans une base scientifique solide, aucune transition écologique durable n’est possible ».
Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, a adressé une mention spéciale aux jeunes chercheurs, dont l’engagement est « un atout majeur pour l’avenir écologique du continent », avant de déclarer officiellement clos les travaux de ce rendez-vous scientifique régional.
(AIP)
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