Ouangolodougou, 14 mai 2026 (AIP)- Un groupement de femmes productrices de lait de vache du campement peuhl Sokourani-flabougou de la commune de Ouangolodougou ont bénéficié d’un atelier de formation tenu, mardi 12 et mercredi 13 mai 2026 sur les bonnes pratiques de transformation de ce produit alimentaire en yaourt, poudre, huile et beure.
Cette formation a été initiée dans le cadre du projet « Promouvoir des pratiques endogènes agropastorales climato-intelligentes pour une utilisation rationnelle des ressources naturelles et la sécurité alimentaire des systèmes d’élevage des ruminants d’Afrique de l’Ouest (Smart Food).
Mise en œuvre par l’Université Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo en partenariat avec le Centre de recherche pour le développement international (CRDI), elle a pour objectif général de renforcer les capacités techniques et managériales des acteurs de la transformation locale du lait de vache pour améliorer la qualité, la diversité et la commercialisation des produits laitiers locaux dans le nord ivoirien.
« Nous sommes venus apprendre à ces femmes comment valoriser le lait local avec très peu de moyens pour créer de l’emploi, et améliorer la nutrition locale », a fait savoir le secrétaire général de l’Union des professionnels de la filière lait, Barry Ibrahima, formateur du jour.
Au cours de ce renforcement de capacité de deux jours, ces femmes ont été enseignées sur les connaissances et savoir-faire relatifs aux bonnes pratiques d’hygiène, de transformation et de conservation du lait (en yaourt, lait caillé…).
Elles ont renforcé leur maitrise des différentes étapes du processus de transformation depuis la collecte du lait cru jusqu’à la mise en marché des produits finis. Ces femmes ont aussi été sensibilisées sur les enjeux nutrinionnels et économiques liés à la valorisation des produits laitiers locaux.
« J’ai toujours stérilisé le lait en le renversant dans une marmite que je mets directement au feu. Je n’ai jamais su qu’on peux le stériliser à la vapeur pour qu’il garde sa saveur », s’est félicitée Diallo Djénéba, l’une des participantes.
Même constat pour Tall Asmao pour qui le lait de vache ne servait uniquement qu’à faire du lait caillé.
« Je ne savais pas que le lait de vache pouvait faire du yaourt en dehors du lait caillé que nous faisons. Je n’en ai jamais fait si ce n’est aujourd’hui », a-t-elle confié.
Elles ont souhaité que cette formation s’étende à plus de femmes productrices de lait de vache pour valoriser la filière.
(AIP)
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