Abidjan, 18 mai 2026 (AIP)- Des centaines de militants et sympathisants du parti sénégalais Pastef ont organisé, dimanche 17 mai 2026, une marche dans les rues de Dakar pour réaffirmer leur soutien à une éventuelle candidature du Premier ministre, Ousmane Sonko, à l’élection présidentielle de 2029.
Selon plusieurs médias internationaux, cette mobilisation intervient une semaine après un meeting de la coalition « Diomaye Président », perçue comme une force politique alternative au Pastef et favorable au président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, en vue des prochaines échéances électorales.
À l’appel du maire de Dakar et coordonnateur du Pastef dans le département de Dakar, Abass Fall, des militants issus des 19 communes de la capitale sénégalaise ont pris part à cette démonstration de force politique.
Parmi eux, Ousseynatou, venue de Dieuppeul, arborait une casquette et un tee-shirt à l’effigie d’Ousmane Sonko pour témoigner de son attachement au leader du Pastef.
« On nous a appelés, donc nous sommes venus montrer à notre leader que nous restons derrière lui. Je n’étais pas engagée en politique avant, je suis coiffeuse, mais c’est Sonko qui m’a donné goût à la politique. Nous voulons qu’il soit élu dans le calme et non dans la violence », a-t-elle déclaré.
Au cours de la marche, plusieurs militants ont également exprimé leur désaccord face à la prise de distance observée ces dernières semaines entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Pastef, leur formation politique d’origine.
Pour Aminata, militante du parti, les divergences entre le chef de l’État et son Premier ministre restent surmontables.
« Certains pensent que la situation est grave, mais pour moi il s’agit d’une simple mésentente. Nous appelons Bassirou Diomaye Faye à revenir vers le Pastef, qui reste sa maison politique », a-t-elle affirmé, estimant toutefois que le parti fait face à « une grande menace politique ».
Même son de cloche chez Souleymane Mané, qui a plaidé pour le maintien de l’unité entre les principaux leaders du mouvement au pouvoir.
Cette mobilisation traduit les tensions internes et les repositionnements politiques en cours au sein de la majorité sénégalaise, à trois ans de l’élection présidentielle prévue en 2029.
(AIP)
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