Kouto, 22 mai 2026 (AIP) – Le Fonds national de lutte contre le Sida (FNLS) a lancé, mardi 19 mai 2026 à Kouto, un plaidoyer pour le renforcement des ressources nationales dédiées à la lutte contre la pandémie, soulignant la baisse structurelle des financements internationaux.
Lors d’une séance de travail à la salle de conférences de la préfecture, Ferdinand N’Guessan, chef de projet Timbre et responsable de la mobilisation des ressources au FNLS, a dressé un état des lieux sans concession. Le modèle de riposte ivoirien demeure, à ce jour, fortement dépendant de l’aide extérieure.
Les statistiques présentées sont éloquentes : entre 2011 et 2025, les partenaires techniques et financiers ont injecté environ 120,44 milliards de francs CFA, tandis que la contribution de l’État ivoirien s’est élevée à 30,11 milliards de francs CFA.
« Face à la raréfaction des appuis extérieurs, le financement domestique n’est plus une option, mais un impératif stratégique pour sécuriser nos acquis et garantir la pérennité des soins », a martelé M. N’Guessan.
Pour inverser cette tendance, le FNLS mise sur une décentralisation de la collecte de fonds. Cette mission de mobilisation visait à redynamiser les comités départementaux de lutte contre le sida (CDLS). Ces derniers ont désormais la charge d’optimiser les mécanismes locaux, notamment via la vente de timbres et de pagnes à l’effigie du FNLS.
Représentant le préfet de département, le secrétaire général de la préfecture, Tougma Amalaman Fram Moïse, a exhorté les administrations et les populations locales à s’approprier ce combat. Il a notamment salué la création, le 12 mai 2026, du nouveau Comité départemental par arrêté préfectoral, témoignant de l’engagement des autorités de Kouto à soutenir durablement cette cause.
Cette offensive budgétaire s’inscrit dans la vision nationale de la Côte d’Ivoire : parvenir à l’éradication totale du sida en tant que menace de santé publique à l’horizon 2030.
(AIP)
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