Abidjan, 21 mai 2026 (AIP) – Le directeur fondateur de 3R Technologies, Seydou Sidibé, a plaidé mercredi 20 mai 2026 pour une souveraineté numérique africaine reposant sur la maîtrise des données et le renforcement de la cybersécurité, à l’occasion du lancement officiel du centre opérationnel de sécurité « 3R SOC », au siège de l’entreprise à Angré, dans la commune de Cocody à Abidjan.
Ingénieur télécom de formation, fort de 25 années d’expérience dont 15 passées au sein d’organisations internationales, notamment les Organisation des Nations Unies, M. Sidibé a expliqué que la recrudescence des cyberattaques visant des institutions pourtant dotées de moyens importants a motivé la création de 3R Technologies en 2014.
Selon lui, l’entreprise ambitionne de proposer des solutions technologiques souveraines hébergées localement afin de garantir aux États et aux entreprises africaines un meilleur contrôle de leurs données stratégiques.
« On ne peut pas parler de souveraineté lorsque nous n’avons pas le contrôle sur nos données », a déclaré M. Sidibé, soulignant que les données constituent aujourd’hui un levier central de création de valeur dans l’économie numérique.
Le responsable de 3R Technologies a relevé que l’accélération de la transformation digitale en Afrique accroît l’exposition des administrations et des entreprises aux menaces informatiques, rendant indispensable la mise en place de dispositifs de protection et de résilience adaptés.
Présentant la cybersécurité comme un « pilier essentiel » de la souveraineté numérique, il a rappelé que l’ensemble des activités économiques et administratives modernes repose désormais sur les infrastructures informatiques.
Dans cette optique, il a mis en avant le centre opérationnel de sécurité « 3R SOC », développé par son entreprise pour assurer une surveillance continue des infrastructures numériques, détecter les activités suspectes et proposer des mesures de remédiation face aux cybermenaces.
M. Sidibé a également insisté sur l’apport de l’intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre les cyberattaques de nouvelle génération, notamment les menaces dites « zero-day », réputées difficiles à identifier par les systèmes conventionnels.
Selon lui, l’IA permet d’analyser les comportements inhabituels et de détecter rapidement les anomalies au sein des systèmes informatiques.
« Toute infrastructure qui génère de la valeur mérite d’être protégée », a-t-il soutenu, estimant que la cybersécurité concerne aussi bien les grandes entreprises que les petites structures et les particuliers évoluant dans l’environnement numérique.
(AIP)
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