Man, 21 déc 2024 (AIP)-Le festival Nihidaley, organisé du 18 au 22 décembre à Man, a été l’occasion de célébrer l’héritage culturel du peuple Agni du Sud-Comoé (Sud-est), lors de la lucarne accordée à ce “peuple frère”, invité spécial, vendredi 20 décembre 2024, pour mettre en valeur leurs danses, chants et instruments traditionnels, offrant au public un véritable voyage au cœur des traditions de cette communauté.
Parmi les moments marquants de ce passage festif, la danse Abodan a capté une attention particulière. Exécutée lors de grandes cérémonies, elle a été l’expression de récits ancestraux et de valeurs communautaires. Les danseurs, vêtus de costumes traditionnels, ont illustré par leurs gestes harmonieux la profondeur de l’identité Agni.

Les festivités ont également permis de découvrir le Doha, un chant traditionnel des Agni, interprété avec intensité. Ce chant, véritable vecteur de mémoire, raconte des histoires anciennes et renforce les liens entre les membres de la communauté. Il a offert au public une immersion dans l’univers sonore de la culture Agni.
Le Tam-Tam Parleur, instrument traditionnel emblématique, a joué un rôle central dans la transmission des messages tout au long du festival. Il a rythmé les différentes performances, rappelant son importance historique dans la communication entre les villages. Les batteurs ont démontré leur maîtrise, produisant des sonorités qui ont profondément marqué les spectateurs.
Enfin, bien que l’Abissa soit une fête propre aux N’zima Kotoko, elle a été partagée avec l’ensemble des participants comme symbole de fraternité. Cette célébration de purification et de renouveau a illustré la richesse de la diversité culturelle de la Côte d’Ivoire. Le succès de cet événement met en lumière l’importance de préserver et de valoriser les traditions comme éléments de cohésion sociale.
(AIP)
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