Abidjan, 18 avr 2025 (AIP) – Le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Pascal Affi N’Guessan, a exprimé son souhait de voir une nouvelle équipe à la tête de la Commission électorale indépendante (CEI), dans la perspective de l’élection présidentielle de 2025.
Lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 17 avril 2025 au siège du parti à Cocody, il a réclamé une instance renouvelée, en mesure, selon lui, de garantir un processus électoral équitable et inclusif.
M. Affi a justifié cette position par ce qu’il considère comme des insuffisances dans la gestion actuelle de la liste électorale et un manque d’ouverture au dialogue, de nature à renforcer la confiance des parties prenantes dans le processus.
« Nous estimons que le contexte actuel exige une équipe capable d’instaurer un climat de transparence et de confiance mutuelle. Nous demandons, dans ce cadre, une recomposition de la CEI », a déclaré le président du FPI.
Affi N’Guessan a également relevé que des préoccupations soulevées par son parti, notamment sur le processus d’identification des électeurs, n’ont pas, selon lui, reçu de réponses satisfaisantes. Il a exprimé le souhait que ces questions puissent faire l’objet d’un débat constructif, dans l’intérêt du bon déroulement des échéances à venir.
En remettant en question l’actuelle configuration de la CEI, le FPI rejoint d’autres formations de l’opposition telles que le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), qui ont récemment annoncé le retrait de leurs représentants au sein de l’institution électorale.
Ces formations politiques appellent à des réformes visant à renforcer l’indépendance et la crédibilité de la CEI, afin de garantir un processus électoral apaisé, juste et démocratique.
En réponse à ces critiques formulées par l’opposition, le président de la CEI, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, avait déjà réaffirmé l’engagement de l’institution à organiser des élections transparentes et impartiales.
Il n’a de cesse d’appeler les acteurs politiques à faire preuve de retenue et à collaborer avec la CEI pour garantir des élections apaisées. Il avait également rappelé que les décisions de la Commission sont prises collégialement et sont susceptibles de recours devant les juridictions compétentes, assurant ainsi une transparence dans le processus électoral.
(AIP)
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