Bouna, 02 mai 2025 (AIP)–Le collectif des syndicats d’enseignants de la région du Bounkani a profité de la tribune offerte à l’occasion de la célébration de la fête du travail, jeudi 1er mai 2025 à Bouna, pour exposer les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants du primaire, notamment dans les zones rurales de la région.
Le collectif a mis en lumière l’épineux problème de logement qui affecte fortement les enseignants affectés dans les localités les plus enclavées. Dans plusieurs villages, ces derniers sont contraints de dormir dans les salles de classe, faute de logements décents à proximité. Une situation jugée inacceptable par les responsables syndicaux, qui y voient une atteinte à la dignité de l’enseignant.
Outre les conditions précaires de logement, les syndicats ont dénoncé le manque criant d’électricité dans un grand nombre d’écoles primaires. Ce déficit impacte négativement non seulement l’enseignement, mais aussi la sécurité des établissements.
Selon le porte-parole du collectif, N’guessan Franck dit Cabral, plusieurs écoles privées d’éclairage sont régulièrement transformées, la nuit venue, en fumoirs pour toxicomanes et en lieux de débauche, devenant ainsi des “hôtels à ciel ouvert”. Ce phénomène, qui prend de l’ampleur, pose un véritable problème de sécurité pour les communautés scolaires et les populations riveraines.

Le collectif a lancé un appel pressant aux autorités du Bounkani avec à leur tête le préfet de région Yacouba Doumbia, pour une prise en charge de ces préoccupations et doléances, en insistant sur la construction de logements pour les enseignants et la dotation des écoles d’infrastructures modernes.
(AIP)
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