Abidjan, 06 oct 2025 – L’apparition récente de cartes d’embarquement manuscrites à bord des vols d’Air Zimbabwe a déclenché une vague de réactions partagées entre amusement, consternation et inquiétude sur les réseaux sociaux et dans les milieux de l’aviation, a rapporté dimanche 5 octobre 2025, le site d’informations de la Fédération atlantique des Agences de presse africaine (Faapa. Info).
À l’heure des technologies sans contact et de la numérisation des services aéroportuaires, des passagers voyageant avec la compagnie nationale zimbabwéenne ont reçu des cartes d’embarquement remplies à la main, au stylo bleu. Une image anachronique qui n’a pas manqué de faire réagir.
« C’est un faux départ ! Pourquoi ne pas collaborer avec des universités ou des instituts techniques pour concevoir quelque chose d’aussi basique qu’une carte d’embarquement bien faite, voire électronique. C’est hilarant », a fustigé Alexander Rusero, analyste zimbabwéen en relations internationales.
Même tonalité du côté du journaliste et commentateur Hopewell Chin’ono, qui a dénoncé un manque de rigueur et de priorité : « Une imprimante pour cartes d’embarquement coûte à peine 300 USD. Ce n’est pas seulement embarrassant, c’est un grave problème de sécurité. »
Selon lui, l’absence de cartes scannables compromet les protocoles de vérification essentiels, comme la confirmation d’identité du passager ou la validation du billet. « Ce protocole de sécurité de base est ignoré, et c’est insensé. Cela expose les passagers et tout le système aérien à de grands risques », a-t-il averti.
Ce nouvel épisode survient alors qu’Air Zimbabwe peine à redécoller. Le seul appareil encore opérationnel de la compagnie vient tout juste de reprendre ses liaisons avec l’Afrique du Sud, après une suspension liée à des redevances impayées, incluant frais d’atterrissage, de stationnement et taxes passager.
La compagnie nationale, placée sous administration en 2024, traîne une dette estimée à plus de 300 millions de dollars auprès de créanciers locaux et étrangers. Le gouvernement a lancé un appel à investisseurs dans le cadre d’un projet de privatisation, espérant attirer des partenaires pour relancer une entreprise à bout de souffle.
(AIP)
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