Touba, 04 déc 2025 (AIP) – Plus d’une centaine de producteurs agricoles des localités frontalières du Bafing ont bénéficié, mercredi 3 décembre 2025, d’un renforcement intensif de compétences en riziculture et en cultures maraîchères, au cours d’un atelier initié par la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire (CNFCI) en partenariat avec la Commission de l’Union africaine.
Au-delà de l’apprentissage technique, cette formation apparaît comme un outil stratégique de stabilisation et de dynamisation économique dans des zones frontalières souvent exposées à des vulnérabilités socio-économiques. « L’objectif principal est de renforcer l’autonomie économique des communautés frontalières en améliorant leurs rendements agricoles et en diversifiant leurs revenus », a expliqué le secrétaire exécutif de la CNFCI, Diakalidia Konaté. Il a souligné que cette initiative s’inscrit dans un programme global visant une gestion durable et sécurisée des frontières, par l’autonomisation des populations.
Les 115 participants, provenant de Vacérisso, Vahidougou, Boutisso, Mahandougou, Vayasso, Touresso et Dessené, appartiennent à des zones disposant d’un fort potentiel rizicole et maraîcher, mais encore sous-exploité. Selon le formateur, l’ingénieur des techniques agricoles Maurice Tia, la démarche s’inscrit dans une vision de réduction des disparités territoriales, mais aussi de consolidation de la sécurité alimentaire et du développement local inclusif, avec une forte participation des femmes.
Les modules ont porté sur les techniques améliorées de production du riz, la gestion du maraîchage, l’utilisation optimale des intrants, la conservation post-récolte et les bonnes pratiques agricoles adaptées au contexte local. Les recommandations ont notamment insisté sur la préparation rigoureuse des sols, la gestion maîtrisée de l’eau, la fertilisation raisonnée et la lutte intégrée contre les ravageurs.
Les participants ont salué la pertinence de l’initiative. « Nous avons beaucoup appris. Ces techniques innovantes devraient accroître notre productivité », a témoigné Diomandé Amara, producteur à Mahandougou.
Pour les autorités locales, ce type d’action renforce la cohésion communautaire et constitue un levier essentiel pour l’atteinte des objectifs de développement durable, notamment en matière d’autonomisation, de lutte contre la pauvreté et de sécurisation des espaces frontaliers.
(AIP)
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