Niakara, 08 fév 2026 (AIP) –Face à la pénurie persistante d’eau potable qui affecte depuis près de deux mois les populations de Niakara (centre-nord, région du Hambol), les autorités administratives et techniques ont annoncé la construction prochaine d’un château d’eau d’une capacité de 2 000 m³, en vue d’une solution durable à la crise hydrique.
Cette annonce a été faite lors d’une réunion d’information et d’échanges tenue lundi 02 février 2026, alors que les populations appellent, dans l’immédiat, à des mesures palliatives, notamment le dessablage de la retenue d’eau alimentant le château d’eau existant, pour soulager les ménages.
Selon plusieurs habitants interrogés lors d’un micro-trottoir réalisé par l’AIP, l’épuration du sable accumulé dans la retenue permettrait à la Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (SODECI) d’améliorer temporairement la desserte en eau potable dans la ville.
« Il est vrai que l’État envisage de raccorder Niakara et les villages environnants au barrage hydraulique de Kafiné, mais en attendant, il faut bien vivre », a confié la ménagère Martine Koné, plaidant pour un dragage urgent de la retenue.
Un avis partagé par d’autres habitants. « Le raccordement au barrage de Kafiné prendra du temps et nécessitera d’importants moyens financiers. En attendant, nos souffrances se prolongent », a estimé un fonctionnaire, Gildas Silué Nahoua.
En réponse à ces préoccupations, les autorités ont confirmé que le projet de construction du nouveau château d’eau, financé à hauteur de 9,7 milliards de FCFA par la Banque mondiale, est destiné à renforcer durablement l’alimentation en eau potable de Niakara et de plusieurs localités environnantes.
Elles ont précisé que les études techniques sont achevées et rassuré les populations quant au démarrage imminent des travaux. À terme, cette infrastructure hydraulique sera directement raccordée au barrage de Kafiné et desservira également les villages de Kafiné, Pékaha, Folofonkaha, Latokaha, Sinkaha, Kanawolo et Loho.
Dans l’intervalle, ont indiqué les autorités, des solutions transitoires sont à l’étude afin d’atténuer les effets du déficit hydrique que subissent les populations.
En avril 2018, un mouvement d’humeur des fonctionnaires et agents de l’État, excédés par un manque prolongé d’eau potable, avait paralysé la circulation sur la route nationale A3 traversant la ville de Niakara, rappelle-t-on.
(AIP)
Jbm/kp

