Tanda, 11 mars 2026 (AIP) – La célébration de la Journée internationale des droits de la femme a été marquée, samedi 8 mars 2026 à Tanda, par une activité de sensibilisation et de formation axée sur l’entrepreneuriat féminin et l’autonomisation économique des femmes rurales, à l’initiative de la Fondation « Douassoh » pour le bien-être et l’entrepreneuriat féminin en milieu rural.
La présidente fondatrice de la Fondation, Douassoh Boblai Isabelle, a expliqué que la défense des droits de la femme doit également s’inscrire dans une dynamique d’autonomie économique. Selon elle, une femme disposant d’une autonomie financière est davantage capable d’impacter positivement sa famille, sa communauté et son environnement.
« Nous parlons des droits de la femme, certes, mais notre approche est surtout de les promouvoir sous l’angle de l’entrepreneuriat et du bien-être des femmes », a-t-elle indiqué, soulignant que les femmes, en particulier celles du milieu rural, exercent déjà diverses activités génératrices de revenus mais manquent souvent de certains fondamentaux nécessaires à leur développement.
Elle a relevé notamment l’insuffisance d’encadrement, de formation et de structuration des organisations féminines, ainsi que la faible bancarisation des femmes rurales. Pour la Fondation, l’objectif principal de cette célébration du 8 mars était donc de renforcer les capacités des femmes et de les sensibiliser à l’importance de s’organiser au sein de coopératives formelles ou informelles afin de mieux structurer leurs activités et accéder à des projets de plus grande envergure.
Déplorant la situation de précarité dans laquelle évoluent de nombreuses femmes rurales, faute d’outils et d’accompagnement adéquats, Mme Douassoh a annoncé que la Fondation entend lancer progressivement des initiatives dans plusieurs localités du département, notamment dans les domaines de l’apiculture et de la culture du manioc, afin de promouvoir de meilleures pratiques agricoles et générer davantage de revenus pour les femmes.
Elle a également exprimé sa reconnaissance aux nombreuses participantes venues de plusieurs villages du département, notamment Bouko, Gondia, Tangamourou, Téhui et Guiméré, estimant que leur mobilisation témoigne de l’intérêt des populations pour ce projet visant à améliorer les conditions de vie des femmes et à lutter contre la précarité.
Au cours de cette journée, les participantes ont bénéficié de communications sur l’importance de la culture du manioc et sur les opportunités offertes par l’apiculture, présentées respectivement par Mme Koffi Aya Mélanie, Mme Biang Kabongo et M. Bleu Ebenezer.
Présente à cette rencontre, la secrétaire générale de la préfecture de Tanda et préfet par intérim, Amoa Brou Rachel, a salué l’initiative et encouragé les femmes à poursuivre leurs efforts d’organisation et d’entrepreneuriat, soulignant que l’autonomisation économique constitue un levier essentiel pour la promotion effective des droits de la femme.
(AIP)
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