Akoupé, 31 mars 2026 (AIP) – Une délégation régionale du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a organisé, lundi 30 mars 2026, une audience foraine à la place publique du village d’Assangbadji, dans le département d’Akoupé, en vue de recueillir les plaintes des populations relatives aux violations des droits de l’homme survenues lors des processus électoraux.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet d’appui au respect des droits de l’homme dans les processus électoraux 2025-2027 (PARDHE), initié par le CNDH dans 15 localités à travers le pays, dont Assangbadji, identifié comme une zone ayant connu des tensions lors des dernières élections présidentielle et législatives.
Selon le directeur régional du CNDH, Kouamé Kouadio Honoré, plus d’une centaine de personnes ont pris part à cette audience pour exposer leurs préoccupations.
Les dénonciations enregistrées portent principalement sur des abus présumés des forces de l’ordre dans le cadre du maintien de l’ordre, notamment l’usage jugé excessif de gaz lacrymogènes, des cas de détentions de personnes non impliquées dans les violences électorales, ainsi que des situations liées à des manquements aux responsabilités parentales.
« Notre choix, dans la région de la Mé, s’est porté sur la localité d’Assangbadji parce que les populations estiment y avoir particulièrement vécu des situations de violations de leurs droits. Nous leur demandons de faire confiance à notre institution, qui saura engager les démarches nécessaires pour les rétablir dans leurs droits », a déclaré M. Kouamé Kouadio Honoré.
À travers cette initiative, le CNDH entend collecter les plaintes et renforcer la protection des droits de l’homme en période électorale.
(AIP)
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