Organisée par la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en collaboration avec le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR) et l’Union européenne, cette rencontre a réuni des responsables nationaux de la gestion des catastrophes, des services météorologiques, des institutions techniques régionales ainsi que des partenaires techniques et financiers.
À l’ouverture des travaux, la représentante résidente par intérim de la CEDEAO en Côte d’Ivoire, Fatmah Diarre’ Mahan, représentée par Djarhatou Traoré Toé, a souligné l’ampleur des défis liés aux catastrophes naturelles dans la sous-région.
« Les inondations, les sécheresses, les tempêtes et autres aléas continuent de mettre à l’épreuve la résilience de nos communautés et de nos institutions. Ces défis en constante évolution exigent non seulement une préparation, mais aussi une anticipation, une coordination renforcée et une solidarité renouvelée », a déclaré Mme Djarhatou Traoré Toé.
Elle a insisté sur la nécessité d’une coopération accrue entre les États et les institutions, rappelant qu’« aucune institution, ni aucun pays, ne peut à lui seul lutter efficacement contre les risques de catastrophe. Notre force collective réside dans l’unité, la coopération et notre engagement commun à protéger les populations d’Afrique de l’Ouest ».
Au nom du ministre ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique, Indira Yanni-Domingo, directrice adjointe de cabinet, a indiqué que les inondations en Côte d’Ivoire occasionnent chaque année environ 80 millions de dollars de pertes économiques. Elle a déploré des impacts sociaux lourds, notamment des déplacements de populations et des perturbations des activités scolaires et économiques.
« Au-delà de ces chiffres révélateurs de l’ampleur des dégâts matériels causés par les catastrophes, ce sont des vies brisées, des familles déplacées, des écoles fermées, des moyens de subsistance détruits, particulièrement dans les zones humaines. Malheureusement, le constat est le même dans presque toute la sous-région », a-t-elle affirmé.
Elle a également présenté les efforts entrepris par la Côte d’Ivoire à travers divers plans et stratégies de lutte contre les effets du changement climatique et les risques de catastrophes.
Cette 17ᵉ réunion du GECEAO vise à renforcer la coordination régionale en matière de gestion des catastrophes, à améliorer la résilience collective et à renforcer la préparation opérationnelle face aux crises climatiques et humanitaires.
Les travaux ont permis également de valider le mandat du GECEAO en vue d’en faire un mécanisme régional de coordination structuré, d’identifier les lacunes et priorités en matière de prévention et de réponse, ainsi que de renforcer la collaboration entre institutions nationales, organisations régionales et partenaires internationaux.
(AIP)
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