Abidjan, 26 avr 2026 (AIP) – Le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Comoé, a effectué vendredi 24 avril 2026, une visite de travail au complexe industriel de Jorf Lasfar, au Maroc, appartenant au groupe OCP, en marge de la 18ᵉ édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM 2026), afin de s’imprégner des technologies agricoles innovantes mises au service de la durabilité pour la production et la sécurisation d’engrais adaptés aux productions ivoiriennes.
Cette visite intervient trois jours après la signature d’un mémorandum d’entente entre les deux parties, par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, marquant ainsi une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération agricole entre la Côte d’Ivoire et le Maroc.
Au complexe industriel de Jorf Lasfar, l’un des principaux sites mondiaux de production d’engrais phosphatés et azotés, le ministre délégué a visité les unités de production, les laboratoires de contrôle qualité ainsi que les infrastructures logistiques dédiées à l’exportation vers les marchés de l’Afrique subsaharienne.
Il s’est entretenu avec les équipes techniques et commerciales du groupe OCP sur les capacités de production mobilisables pour la Côte d’Ivoire, les formulations d’engrais adaptées aux caractéristiques des sols ivoiriens, ainsi que les mécanismes de contractualisation susceptibles de garantir une stabilité des prix sur le long terme.
À l’issue de cette visite, Bernard Comoé a souligné l’importance stratégique de ce partenariat pour la sécurisation de l’approvisionnement en intrants agricoles.
« La Côte d’Ivoire ne peut laisser ses producteurs à la merci des fluctuations d’un marché international imprévisible. Ce que j’ai constaté ici me conforte dans l’idée que l’OCP dispose de la capacité industrielle nécessaire pour fournir à notre pays des engrais de qualité, en quantité suffisante et à des conditions accessibles à nos agriculteurs. Nous entendons concrétiser cette collaboration dans les meilleurs délais », a-t-il déclaré.
Les tensions récurrentes observées sur les marchés internationaux des engrais, alimentées par les crises géopolitiques, les perturbations logistiques mondiales ainsi que les politiques restrictives de certains pays producteurs, font peser un risque considérable sur l’agriculture vivrière ivoirienne.

En effet, la hausse des prix des intrants se répercute directement sur les coûts de production, réduit les marges des exploitants agricoles et peut entraîner une diminution des superficies cultivées, avec des conséquences directes sur la disponibilité alimentaire et les revenus des ménages ruraux.
Face à ces enjeux, le gouvernement ivoirien a fait le choix de l’anticipation en sécurisant, en amont, des engagements d’approvisionnement pluriannuels avec un partenaire de premier plan tel que l’OCP, capable de proposer des engrais spécifiquement formulés pour répondre aux besoins des sols ivoiriens, à des prix négociés et moins exposés aux fluctuations du marché international.
(AIP)
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