Bouaké, 29 avr 2026 (AIP)- L’UNFPA Côte d’Ivoire a organisé, mardi 28 avril 2026, à son siège de Bouaké, une session de renforcement des capacités à l’intention de dix journalistes et directeurs de rédaction des médias de la région de Gbêkê, suivie d’une visite de terrain, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, la firme pharmaceutique japonaise Takeda et SafeBirth Africa.
Cette activité s’inscrit dans le contexte de la lutte contre la mortalité maternelle en Côte d’Ivoire, qui demeure une priorité nationale. Malgré les efforts du gouvernement et de ses partenaires. Certaines régions, dont Gbêkê, font face à des contraintes liées à l’accès à l’information, à l’utilisation des services de santé maternelle et à l’adoption de comportements favorables à la santé.
Les médias constituent un canal d’information et de sensibilisation des populations. Leur rôle porte sur la diffusion des messages relatifs à la santé maternelle et la mobilisation des communautés. Les participants présentent des besoins en renforcement de capacités en traitement éditorial des questions de santé maternelle, en communication sensible au genre et en production de contenus adaptés aux approches de communication pour le changement social et comportemental.
La session vise à améliorer la qualité, la fréquence et la pertinence des contenus produits sur la réduction de la mortalité maternelle. Elle porte sur les enjeux, les causes et les solutions liées à la mortalité maternelle, ainsi que sur les techniques de traitement médiatique des questions de santé maternelle et reproductive selon une approche fondée sur le genre et les droits humains.
Les médias concernés sont les radios Gbêkê FM et Média Plus, les quotidiens L’Inter, Fraternité Matin, Le Patriote et Liberté, ainsi que les médias en ligne, dont l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP), Opera News, Koaci.com et L’Infodrome.
À l’ouverture de la session, le chef du service des actions sanitaires de la direction régionale de la Santé et de la Couverture maladie universelle de Gbêkê, Dr Yao Koffi Daniel, représentant le directeur régional Coulibaly Aboubakari, a salué l’initiative de l’UNFPA. Il a invité les participants à contribuer, à travers leurs productions, à la réduction des décès maternels.
Il a indiqué que l’hémorragie du post-partum constitue la première cause de décès maternel et a insisté sur l’importance des consultations prénatales. Il a appelé à la sensibilisation des femmes à la fréquentation des structures sanitaires dès les premiers signes de grossesse.
Les projets « 2 heures pour la vie » et « SafeBirth Africa » ont été présentés par la chargée des programmes santé maternelle et sages-femmes à l’UNFPA, Koffi Akoua Isabelle, avec l’appui du chargé de communication et plaidoyer, Jordan Sera.
Selon les données communiquées, la Côte d’Ivoire enregistre 385 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes. L’objectif mondial fixé à l’horizon 2030 est de 70 décès pour 100.000 naissances vivantes, tandis que l’objectif national est de 149 décès.
Le projet « 2 heures pour la vie », financé par la firme pharmaceutique japonaise Takeda, vise la prise en charge des complications obstétricales dans un délai de deux heures. Le projet « SafeBirth Africa », financé par l’Union européenne et UNITAID, porte sur l’introduction de médicaments, notamment la carbétocine thermostable et l’acide tranexamique, pour la prise en charge des hémorragies post-partum.
Un financement d’environ 80 millions de francs CFA a permis l’acquisition de ces produits au profit des régions de Gbêkê et du Gontougo. Les autorités sanitaires envisagent l’extension de leur utilisation à d’autres régions.
La session de formation s’est achevée par une visite de terrain dans les quartiers Houphouët-Ville et Broukro de Bouaké. Les participants ont échangé avec deux femmes ayant accouché récemment sur leur parcours de soins.
Les nommées Bakayoko Zéguéla et Mme Baldé ont indiqué avoir effectué les consultations prénatales recommandées et accouché dans des structures sanitaires. Elles ont appelé les femmes enceintes à recourir aux services de santé maternelle pour assurer leur suivi et celui de leurs enfants.
(AIP)
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