Yamoussoukro, 03 mai 2026 (AIP) – Les centrales syndicales de Yamoussoukro ont présenté une série de revendications portant sur l’amélioration des conditions de vie et de travail, à l’occasion de la célébration de la fête du Travail, vendredi 1er mai 2026, en présence des autorités administratives et politiques.
Au nom des travailleurs, les responsables syndicaux ont exprimé leur reconnaissance au Président de la République, Alassane Ouattara, pour les efforts consentis en faveur du monde du travail, notamment en matière de revalorisation salariale et de mesures sociales. Ils ont toutefois relevé plusieurs préoccupations persistantes.
Dans le secteur public, les doléances concernent, entre autres, l’attribution de l’appui au logement à l’ensemble des fonctionnaires des collectivités territoriales, la revalorisation de l’indice référentiel ainsi que la cessation des prélèvements sur les salaires des enseignants du primaire pour l’occupation de logements administratifs.
S’agissant des retraités, les syndicats réclament le relèvement du taux du GDAP à 2 contre 1,75 actuellement, la revalorisation des pensions de retraite et l’automatisation des droits à pension pour les travailleurs du secteur privé.
Dans le secteur privé, les revendications portent sur la suppression du SMAG dans l’agro-industrie, la revalorisation du SMIC de 75 000 à 120 000 francs CFA, son extension aux travailleurs agricoles ainsi que l’augmentation de la prime de transport de 30 000 à 50 000 francs CFA.
Les syndicats ont également insisté sur la reconnaissance officielle du statut de centrale syndicale de certaines organisations, conformément aux textes en vigueur.
Par ailleurs, les responsables syndicaux ont soulevé des préoccupations locales, notamment l’insécurité routière, la prolifération de la drogue en milieu scolaire, le développement de la prostitution, ainsi que les problèmes récurrents de délestage électrique et de pénurie d’eau dans la capitale politique. Ils ont estimé que ces difficultés affectent significativement la productivité des travailleurs et ont appelé les autorités à des solutions durables.
Tout en réaffirmant leur engagement en faveur du dialogue, les syndicats ont posé la question de la reconduction de la trêve sociale après 2027, appelant à de nouvelles garanties et à une meilleure prise en compte de leurs préoccupations.
En réponse, le préfet de région, Coulibaly Gando, a salué la qualité du dialogue social à Yamoussoukro et encouragé les syndicats à maintenir la trêve sociale, malgré les insuffisances relevées.
Il a reconnu que, bien qu’imparfaite, cette trêve a permis des avancées significatives pour les travailleurs, dans un climat de paix et de stabilité. « Les acquis obtenus ces dernières années sont le fruit de la stabilité et du dialogue », a-t-il souligné.
L’autorité préfectorale a assuré que les différentes doléances exprimées seront examinées avec attention, précisant que celles relevant du niveau national seront transmises aux instances compétentes.
(AIP)
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