Le responsable scientifique du projet, Arnaud Fontanet, a évoqué une évolution majeure du virus. « Nous vivons une transition épidémiologique. Le virus, longtemps limité aux zones forestières, s’est déplacé vers des zones urbaines », a-t-il déclaré.
Le chercheur a également relevé une extension géographique du virus à l’échelle du continent. « Ce virus est parti vers l’Est de l’Afrique, à partir de la République démocratique du Congo, mais également vers l’Ouest, notamment depuis le Nigeria, et connaît une progression que l’on observe chaque année avec de nouveaux pays touchés », a-t-il expliqué, citant notamment l’apparition récente de cas à Madagascar fin 2025.
Selon lui, cette transformation s’accompagne de nouveaux modes de transmission. « Un mode de transmission, parfois sexuel, a été sous-estimé et s’est révélé lors des épidémies majeures que nous avons connues récemment », a-t-il expliqué.
Autrefois associée à des contacts avec des animaux, notamment des rongeurs, la maladie s’inscrit désormais dans une dynamique de diffusion plus large, touchant des populations urbaines.
« Le mpox progresse chaque année avec de nouveaux pays touchés, ce qui montre que sa propagation est en expansion », a ajouté le chercheur, citant l’apparition récente de cas dans de nouvelles zones.
Le projet VAXPOX, coordonné par Institut Pasteur de Paris, vise à analyser cette évolution à travers des outils scientifiques tels que les tests moléculaires, la sérologie et la modélisation.
Les résultats attendus devraient permettre d’identifier les populations à risque et d’orienter les stratégies de prévention, notamment en matière de vaccination.
Cette initiative, mise en œuvre dans plusieurs pays africains, ambitionne de mieux anticiper les nouvelles formes de propagation des maladies émergentes.
(AIP)
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