Alépé, 8 mai 2026 (AIP)- Les populations de Mopodji, dans la sous-préfecture de Danguira (département d’Alépé), ont été appelées à devenir des acteurs clés de la préservation de la réserve naturelle de Mabi-Yaya, lors d’une séance de sensibilisation tenue le 2 mai 2026 à la place du marché.
Cette initiative, portée par le collectif Génération M’Bohoin (COGEM) en collaboration avec la coordination régionale des jeunes parlementaires de La Mé, visait à instaurer une « cohabitation pacifique » entre l’homme et la faune sauvage, sous l’encadrement technique de l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR).
S’adressant aux autorités coutumières, aux associations de jeunes et de femmes, le chef de secteur de la réserve de Yaya, le capitaine Ouattara Gninnimman Seydou, a insisté sur l’urgence de changer de paradigme.
« Je vous invite à adopter des comportements responsables qui favorisent une cohabitation pacifique avec la faune sauvage dans une optique de conservation durable de la réserve naturelle de Mabi-Yaya », a-t-il plaidé.
Pour garantir la pérennité de cet écosystème, l’officier des eaux et forêts a préconisé le strict respect des limites de la réserve, la fin des intrusions illégales et la mise en place d’un système d’alerte communautaire pour signaler toute activité suspecte.
Le président du COGEM, Dominique Ahiba, a mis en garde contre les conséquences directes de la dégradation forestière sur l’économie locale. Selon lui, le braconnage et la déforestation ne détruisent pas seulement les habitats des animaux, mais menacent à terme l’équilibre climatique de la région.
« Nous devons protéger les limites pour garantir la survie des terres cultivables en périphérie et assurer la pérennité de notre patrimoine forestier », a-t-il martelé, dénonçant au passage les velléités de boycott des activités de l’OIPR par certains riverains.
Soutenant cette vision, le représentant régional des jeunes parlementaires de La Mé, Séka Parfait, a exhorté les populations à percevoir cette conservation comme une assurance-vie pour les générations futures. Au terme des échanges, les participants ont pris l’engagement formel d’adopter des comportements éco-citoyens pour faire de Mopodji un modèle de gestion communautaire de la biodiversité.
(AIP)
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