Ouangolodougou, 07 mai 2026 (AIP)- Des éleveurs du département de Ouangolodougou ont bénéficié d’un renforcement de leurs capacités sur la production, la gestion et la conservation des ressources fourragères lors d’un atelier de formation sur le genre, l’accès et le contrôle des ressources tenu lundi 4 et mardi 5 mai 2026 à leur intention.
Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet, « Promouvoir des pratiques endogènes agropastorales climato-intelligentes pour une utilisation rationnelle des ressources naturelles et la sécurité alimentaire des systèmes d’élevage des ruminants d’Afrique de l’Ouest (Smart Food) », mis en œuvre par l’Université Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo en partenariat avec le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI). Elle a pour objectif général de promouvoir une gestion concertée et durable des résidus agricoles et des plantes alimentaires et médicinales, pour améliorer la productivité et la santé des ruminants au nord de la Côte d’Ivoire.
Il s’agit, selon le coordonnateur pays du projet, Pr Adja Ferdinand Vanga, de faire la cartographie des espèces végétales et aussi des pratiques endogènes par rapport à l’alimentation des animaux et aussi de voir les espèces qui concernent la santé animale utilisées par les éleveurs au plan local et de faire la démonstration de certaines pratiques qu’on peut valoriser pour améliorer celles déjà connues.
« Dans la région, il y a une forte pression sur les ressources et souvent cela entraîne des conflits entre agriculteurs et éleveurs. En saison sèche, il y a des pénuries de plantes fourragères pour l’alimentation. Donc, ce qu’on essaie de voir, c’est quelles sont les plantes qu’on peut utiliser aussi bien en saison pluvieuse qu’en saison sèche pour régler la question de l’alimentation des animaux », a indiqué le Pr Adja.
Pour lui, cette formation des éleveurs sur la production, la gestion, la valorisation et la conservation des ressources fourragères constitue une réponse pertinente et nécessaire pour améliorer durablement la productivité et la résilience des systèmes d’élevage dans la zone. Pendant deux jours, les éleveurs ont été formés aux techniques de production des cultures fourragères, en particulier de Panicum maximum et de Pennisetum purpureum (Maralfalfa), aux techniques de récolte et de valorisation du fourrage, aux méthodes de conservation pour une utilisation en saison sèche et aux techniques de traitement de la paille à l’urée.
Ils ont aussi renforcé leurs capacités en matière de gestion et d’exploitation des parcelles fourragères et ont également été sensibilisés à l’importance d’une alimentation équilibrée pour l’amélioration des performances animales et à la promotion de pratiques durables de gestion des ressources fourragères.
Les participants ont salué les initiateurs pour cette formation qui vient leur permettre de régler le problème crucial de la nourriture des animaux et aussi des conflits agropastoraux.
« Cette formation nous apporte beaucoup en ce sens qu’elle va nous permettre de nous occuper de l’alimentation des animaux, de leur santé et aussi de l’eau à boire pour eux, alors que notre problème crucial ici, c’est ça. Il n’y a pas d’aliments, il n’y a pas d’eau », a dit le chef du village de Ouangolodougou, Siaka Ouattara. Aussi s’engagent-ils à adopter progressivement des pratiques d’élevage plus modernes et résilientes.
(AIP)
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