Divo, 11 mai 2026 (AIP) – Une étude commanditée par le district autonome du Gôh-Djiboua et réalisée par l’Institut universitaire du Sud (UNIV-SUD), basé à Jacqueville, recommande plusieurs leviers pour renforcer l’intégration des populations autochtones, allogènes et allochtones à l’économie locale.
Les résultats de cette étude intitulée « Étude sur les leviers d’intégration des populations à l’économie locale dans le district autonome du Gôh-Djiboua » ont été restitués le 7 mai 2026 à Divo, en présence des autorités administratives, des chefs de village ainsi que des représentants de jeunes et de femmes.
L’étude, sollicitée depuis 2024 par le district autonome du Gôh-Djiboua, a dressé un état des lieux mettant en évidence la faible participation des populations autochtones à l’économie locale, malgré le potentiel économique important de la région.
Selon les conclusions présentées par l’expert-consultant de l’UNIV-SUD, Pr Serge Lida, enseignant-chercheur en sociologie économique et développement durable, cette situation trouve notamment son origine dans des facteurs historiques hérités de la période coloniale.
L’étude relève une faible implication des populations autochtones dans plusieurs secteurs porteurs, notamment l’agriculture de rente, le commerce et les activités du secteur informel, alors que le district dispose d’importantes ressources naturelles, forestières et minières.
Le document souligne également que le territoire dispose de 137 428 hectares de bas-fonds et représente 14,6 % des ressources aurifères exploitées en Côte d’Ivoire.
Pour corriger cette situation, les experts recommandent une prise de conscience des populations sur les facteurs limitant leur participation à l’économie locale, ainsi qu’un renforcement des actions de sensibilisation et de formation.
« Les autochtones doivent transformer la propriété symbolique de la terre en une propriété matérielle qui transforme celle-ci afin d’en tirer des profits réels pour soi et pour des investissements futurs. C’est ainsi qu’on s’intègre durablement dans une économie locale », a expliqué Pr Serge Lida.
L’étude encourage les populations à investir davantage les secteurs de l’agriculture, du commerce, des métiers de l’informel, des technologies numériques, de la restauration, de l’hôtellerie, de l’exploitation minière et de l’artisanat.
Les experts recommandent également la formation professionnelle des jeunes dans ces différents domaines, ainsi qu’un accompagnement financier, technique et social pour soutenir les initiatives économiques locales et favoriser le travail en réseau.
Le représentant du district autonome du Gôh-Djiboua, Diané Mamadou, a indiqué que cette étude devrait permettre de favoriser une meilleure intégration économique de toutes les communautés vivant dans le district, en vue d’un développement harmonieux de la région.
(AIP)
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