Abidjan, 13 mai 2026 (AIP)- La directrice régionale Afrique de l’Ouest et du Centre de l’ONUSIDA, Dr Susan Kasedde a appelé, mercredi 13 mai 2026, à Abidjan, à un renforcement du leadership politique, des investissements et des stratégies de prise en charge des enfants vivant avec le VIH dans la région.
Dr Susan Kasedde s’exprimait au terme d’une audience avec le Vice-président de la République de Côte d’Ivoire, Tiémoko Meyliet Koné, au palais présidentiel.
Elle a indiqué que l’ONUSIDA a organisé, en collaboration avec le ministère ivoirien de la Santé, un atelier régional réunissant des représentants de 12 pays, des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile ainsi que des jeunes, autour de la problématique du VIH chez les enfants.
Selon elle, la région Afrique de l’Ouest et du Centre demeure fortement affectée par le VIH, tandis que la prise en charge pédiatrique reste insuffisante.
« Environ 40 % des enfants vivant avec le VIH dans la région bénéficient d’un traitement, contre 80 % des adultes », a-t-elle déploré, estimant que les connaissances et outils disponibles ne sont pas encore suffisamment traduits en stratégies efficaces pour améliorer la survie et la qualité de vie des enfants concernés.
Dr Susan Kasedde a souligné que les échanges avec les différents acteurs ont permis d’identifier les défis persistants ainsi que les innovations et stratégies susceptibles d’améliorer les résultats en matière de prévention et de traitement.
Elle a insisté sur la nécessité d’un engagement politique fort des Etats afin de faire de la lutte contre le VIH pédiatrique une priorité, notamment à travers des investissements durables et une attention politique accrue.
La responsable de l’ONUSIDA a également mis l’accent sur l’importance de la qualité des services de santé, du dépistage systématique des femmes enceintes et des jeunes mères, ainsi que de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
Elle a en outre plaidé pour une meilleure planification des infrastructures sanitaires et un renforcement de la collaboration avec les acteurs communautaires, estimant que les personnes vivant avec le VIH évoluent principalement au sein de leurs communautés et nécessitent un accompagnement de proximité pour assurer l’observance des traitements.
Dr Susan Kasedde a enfin appelé à la mobilisation de financements adéquats et durables afin de garantir la continuité et la pérennité des programmes de lutte contre le VIH dans la région.
(AIP)
sn/zaar

