Agboville, 14 mai 2026 (AIP) – Le Conseil du café-cacao a présenté officiellement, mercredi 13 mai 2026, lors d’une mission, tenue à Agboville, la norme ARS 1000, une initiative qui vise à conformer la production ivoirienne aux exigences internationales de durabilité, tout en garantissant de meilleurs revenus aux producteurs.
Le chef du service chargé de la gestion administrative et du contrôle de la norme, Duandué Bi Hilaire, par ailleurs formateur principal, a expliqué que ce projet répond à une nécessité stratégique. Co-élaborée par la Côte d’Ivoire et le Ghana, cette norme impose une production respectueuse basée sur trois piliers fondamentaux, notamment l’économie, le social et l’environnement.
« Le président de la République, Alassane Ouattara, a pris un décret pour rendre cette norme d’application obligatoire. Il s’agit de s’adapter aux directives internationales, notamment celles de l’Union européenne, qui interdisent désormais l’accès à leur marché au cacao issu de la déforestation et du travail des enfants », a expliqué M. Duandué, à l’issue de la rencontre de sensibilisation.
Après une phase pilote concluante, le projet entre dans son déploiement national avec une première vague de 300 sociétés coopératives, dont celles de la région de l’Agnéby-Tiassa. L’objectif à court terme est d’atteindre 600 organisations, avant une généralisation à l’ensemble du territoire national d’ici trois à quatre ans.
Ouvrant la session, le délégué régional du Conseil du café-cacao d’Agboville, Kablan Olivier Gnamien, a exhorté les participants à être attentifs, en vue d’être des relais au sein de leurs différentes organisations agricoles.
Heureux de prendre part à la rencontre, les responsables de sociétés coopératives, venus des régions de la Mé et de l’Agnéby-Tiassa, ont souligné que cette innovation représente une opportunité de souveraineté et de justice sociale.
« Je suis fier que nos pays mettent en place leurs propres mécanismes pour gérer notre cacao. Cela doit permettre aux producteurs de bénéficier davantage du fruit de leurs efforts », a confié Ayo Evariste, le secrétaire général d’une société coopérative.
Même son de cloche de la part Béda Patrice Kangou, directeur général d’une autre structure, qui voit en ce programme un levier de modernisation.
Le processus de certification du cacao suivra un calendrier rigoureux comprenant des diagnostics de terrain, la planification des activités correctives, et des audits de conformité avant la remise officielle des diplômes de certification.
La rencontre s’est achevée par un engagement fort des responsables locaux de la filière, signe de leur adhésion à la nouvelle approche qui deviendra à terme, le standard unique de commercialisation du cacao en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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