Abidjan, 16 mai 2026 (AIP)- Le gouvernement burkinabè a adopté en Conseil des ministres, un projet de loi portant Code de santé animale et de santé publique vétérinaire. Le texte ambitionne de moderniser le cadre juridique en vigueur depuis 2017 et de renforcer la souveraineté sanitaire vétérinaire du Burkina Faso, a rapporté l’Agence d’information du Burkina Faso (AIB).
Selon le ministre délégué chargé des Ressources animales du Burkina Faso, Amadou Dicko, cette réforme vise à corriger plusieurs insuffisances relevées dans l’application de la précédente législation.
« Il s’agit de lever les limites qui entravaient l’action de l’État, notamment les restrictions liées à la médecine et à la pharmacie vétérinaires, les difficultés d’approvisionnement en médicaments stratégiques ainsi que la prise en compte insuffisante des thématiques émergentes », a expliqué mercredi 13 mai 2026 le ministre burkinabè.
Le nouveau code entend ainsi doter le pays d’un dispositif juridique renforcé pour mieux garantir la santé animale, prévenir les zoonoses et sécuriser l’approvisionnement en médicaments vétérinaires.
Parmi les principales innovations du texte figurent la reconnaissance du statut de vétérinaire officiel, l’intégration de nouvelles problématiques telles que la résistance antimicrobienne, l’approche « One Health » et le bien-être animal.
Le projet de loi prévoit également l’encadrement de la médecine vétérinaire traditionnelle ainsi que des mesures visant à mieux sécuriser l’exercice de la profession vétérinaire.
Autre mesure majeure annoncée : l’instauration d’un monopole de l’État sur les médicaments vétérinaires stratégiques afin de garantir un approvisionnement fiable, contrôlé et sécurisé sur l’ensemble du territoire.
Pour Amadou Dicko, l’adoption définitive de ce texte par l’Assemblée législative du peuple permettra de renforcer la prévention et la lutte contre les maladies animales, tout en contribuant à la sécurité alimentaire et à la souveraineté sanitaire du Burkina Faso.
(AIP)
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