Abidjan, 16 mai 2026 (AIP)- Le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, à travers la Direction générale des hydrocarbures (DGH), en collaboration avec le corps préfectoral et les forces de défense et de sécurité, a procédé dans la nuit du 15 au 16 mai 2026 à la saisie de 1 200 bouteilles de gaz ainsi qu’une dizaine de machines utilisées pour le transvasement clandestin à San-Pedro.
Plusieurs personnes ont également été interpellées au cours de cette opération.
Cette intervention s’inscrit dans une stratégie plus large engagée par les autorités visant à lutter contre les réseaux de fraude qui alimentent des usages détournés du gaz butane subventionné, destiné aux ménages. Les autorités dénoncent notamment l’utilisation de ce produit comme carburant pour certains taxis communaux, une pratique jugée dangereuse et contraire à la réglementation en vigueur.
Le gouvernement entend ainsi renforcer le contrôle de la chaîne de distribution et limiter les détournements susceptibles d’affecter l’approvisionnement des ménages et de générer des risques sécuritaires liés aux manipulations non autorisées du produit.
Dans cette dynamique, la direction générale des hydrocarbures organise des séances de travail préparatoires avec les corps préfectoraux et les forces de sécurité dans les localités concernées par le phénomène. Ces rencontres visent à renforcer leur implication dans les opérations de lutte contre la fraude dans le secteur du gaz butane.
Les autorités appellent par ailleurs les populations à contribuer à cette lutte en dénonçant les activités suspectes. Un numéro vert, le 1699, a été mis à la disposition du public afin de signaler les cas de transvasement illégal ou toute utilisation frauduleuse du gaz butane à usage domestique.
Cette nouvelle opération traduit la volonté des autorités ivoiriennes de maintenir la pression sur les réseaux impliqués dans le détournement du gaz butane et de préserver la vocation première de ce produit destiné aux usages domestiques.
L’opération de San-Pedro s’ajoute à celles menées à Soubré, Lakota, Divo, Abengourou, Akoupé, Gagnoa, Aboisso, Samo, Yamoussoukro et Daloa, confirmant l’ampleur nationale du phénomène et le renforcement progressif de la riposte des autorités.
(AIP)
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