Abidjan, 20 mai 2026 (AIP)-Une étude publiée en date du 18 mai 2026 par l’Imperial College de Londres, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), estime que l’épidémie d’Ebola Bundibugyo en RD Congo est bien plus importante que les chiffres officiellement connus.
Le ministre congolais de la Santé, Roger Kamba faisait en date du 19 mai état de 543 cas probables avec 136 décès probables. Au 16 mai, date de référence de l’étude, les autorités notifiaient 336 cas suspects et 88 décès.
Pour l’OMS, l’épidémie est susceptible d’avoir fait 139 morts pour près de 600 cas probables au total. Selon ces chercheurs, le nombre réel de malades se situerait entre 400 et 800, et pourrait dépasser mille personnes. Les États-Unis ont classé la province d’Ituri en niveau 4 avec interdiction de s’y rendre.
Pour ce qui est de la situation, depuis la publication de l’étude, à la date du 20 mai, les chiffres ont continué à grimper.
Lors d’une conférence de presse tenue le 19 mai, le ministre Roger Kamba a communiqué un dernier bilan de 543 cas probables identifiés dans la communauté, avec 136 décès probables, 69 malades actuellement dans les centres de traitement dont 32 cas confirmés en laboratoire par l’INRB. S’agissant des sources, le ministre a précisé que ces chiffres proviennent de la recherche active sur le terrain.
Il a précisé que ce ne sont pas des cas confirmés d’Ebola, mais des cas supposés, identifiés sur la base de symptômes compatibles avec la maladie. Quatre zones de santé sont désormais touchées en Ituri : Mongwalu, Bunia, Rwampara et Niakunde. A ces zones s’ajoutent celles de Butembo et de Goma. Pour l’OMS, l’épidémie est suspectée d’avoir déjà fait 139 morts pour près de 600 cas probables au total.
Selon la conclusion centrale formulée avec prudence, au 17 mai, entre 400 et 800 cas de maladie à virus Bundibugyo auraient pu survenir en RDC. Les chercheurs précisent que des valeurs supérieures à 1 000 ne peuvent pas être exclues en tenant compte des données disponibles à cette date.
(AIP)
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