Daloa, 21 mai 2026 – Vingt-six sociétés coopératives de la région du Haut-Sassandra ont pris part, mercredi 20 mai 2026, à une session de sensibilisation avant le démarrage du processus de leur enregistrement et de leur validation en vue de la mise en œuvre de la norme ARS 1000, le nouveau référentiel de production durable et traçable du cacao.
Ces coopératives, préalablement sélectionnées, étaient représentées chacune par son président, son directeur, un administrateur de groupe et un paysan relais. Ces derniers ont été entretenus par une délégation de la Direction adjointe de la norme et de la certification (DANC) du Conseil du café-cacao (CCC) sur les principes et les axes des travaux d’implémentation de la norme ARS 1000.
À l’issue de la session, ils ont renseigné des fiches d’engagement, donnant formellement leur accord pour que leurs coopératives intègrent le programme de certification.
« Nous sommes dans une phase de sensibilisation, d’enregistrement et de validation des sociétés coopératives qui seront admises dans la première phase d’implémentation nationale du programme », a expliqué à l’AIP le chef de la délégation de la DANC, N’Guetta Kouamenan Charles.
Les 26 coopératives seront ensuite formées et préparées par des cabinets recrutés par le CCC, avant d’être soumises à l’évaluation d’organismes de certification indépendants.
Trois cents coopératives ont été sélectionnées sur l’ensemble du territoire national pour cette première phase d’implémentation nationale, après une phase pilote lancée en février 2024, a rappelé M. N’Guetta.
Il a exhorté l’ensemble des acteurs de la filière cacao à s’approprier les exigences de la norme ARS 1000, présentée comme une réponse aux enjeux de durabilité du cacao.
Cette norme ARS 1000 vise, en effet, à renforcer la lutter contre le travail des enfants, la déforestation et les effets du changement climatique, à assurer la traçabilité des fèves et à améliorer la qualité du cacao et les revenus des producteurs.
Elle devrait ainsi permettre de démontrer, face aux critiques internationales, que la Côte d’Ivoire produit un cacao respectueux de l’environnement et des exigences sociales, tout en garantissant une meilleure rémunération du travail des producteurs.
(AIP)
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