San Pedro, 24 juil 2026 (AIP) – Les services des douanes, en collaboration avec la gendarmerie, ont procédé, jeudi 23 juillet 2026, à la décharge publique de San Pedro, à la destruction de 16,140 tonnes de produits prohibés, composés de 6,260 tonnes de médicaments de qualité inférieure et de 9,880 tonnes de poulets congelés, saisis lors d’opérations de contrôle.
Les médicaments ont été incinérés et les poulets détruits en présence des autorités administratives et judiciaires, notamment le secrétaire général de préfecture, Djibril Traoré, et le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de San Pedro, Koné Chérubin.
Le sous-directeur des opérations de surveillance et des interventions à la direction régionale des douanes de San Pedro, le colonel Koné Mewa, a expliqué que les poulets congelés avaient été importés en violation de la réglementation. Le camion qui les transportait a été intercepté par la gendarmerie à un poste de contrôle, puis régulièrement mis à la disposition des services des douanes. Après analyses effectuées par les services techniques compétents, cette viande a été déclarée impropre à la consommation.
Le colonel Koné a rappelé qu’au-delà de sa mission de mobilisation des recettes fiscales, la douane contribue également à la protection de l’économie nationale, des entreprises locales et de la santé publique. Il a invité les opérateurs économiques à respecter la réglementation en vigueur en matière d’importation afin de contribuer à l’atteinte de ces objectifs.
Le secrétaire général de préfecture, Djibril Traoré, a salué la vigilance des forces de défense et de sécurité. Il a exhorté les opérateurs économiques à exercer leurs activités dans le strict respect de la législation et à s’abstenir de toute pratique susceptible de porter atteinte à l’économie nationale et à la santé des populations. Il a également invité les consommateurs à faire preuve de vigilance lors de l’achat de produits et à collaborer avec les autorités compétentes pour lutter efficacement contre les trafics illicites.
Le substitut du procureur de la République, Koné Chérubin, a rappelé que le trafic et la commercialisation de médicaments de qualité inférieure constituent une grave atteinte à la santé publique et sont passibles de peines d’emprisonnement allant de cinq à 10 ans. Il a également souligné que toute marchandise introduite sur le territoire ivoirien doit obligatoirement être déclarée et dédouanée conformément à la réglementation en vigueur. Le contournement des services des douanes constitue une infraction de contrebande, exposant ses auteurs à des poursuites judiciaires et à des peines d’emprisonnement.
(AIP)
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