Abidjan, 03 juin 2026 (AIP)- Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly a assuré, mercredi 3 juin 2026, que le futur mécanisme chargé de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire prendra en compte les préoccupations exprimées par les acteurs politiques et sociaux, afin de garantir un processus électoral crédible et rassurant pour tous.
S’exprimant lors du compte rendu du Conseil des ministres à Abidjan, M. Coulibaly a indiqué que le gouvernement demeure engagé dans la mise en place d’un nouveau dispositif électoral destiné à renforcer la confiance des citoyens et des acteurs de la vie politique.
Réagissant à l’appel lancé par la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (CECI), qui a souhaité un mécanisme électoral moins politisé et davantage consensuel, M. Coulibaly a affirmé que ces préoccupations sont prises en considération par l’exécutif.
« Depuis l’annonce de la mise en œuvre de ce nouveau mécanisme, nous avons indiqué qu’il devait être rassurant pour l’ensemble des acteurs. Nous demeurons dans cette logique et nous ne dévierons pas de cette volonté », a-t-il ajouté.
Le porte-parole du gouvernement a toutefois estimé qu’il était encore prématuré de présenter les contours définitifs du futur dispositif, précisant que les Ivoiriens seront informés une fois le mécanisme adopté conformément aux procédures prévues.
Concernant la révision de la liste électorale, initialement envisagée par la Commission électorale indépendante (CEI) avant sa dissolution, M. Coulibaly a assuré que cette opération reste d’actualité dans le cadre du calendrier électoral.
Selon lui, dès l’entrée en fonction du nouveau mécanisme, une révision de la liste électorale sera organisée conformément aux dispositions légales en vigueur.
« Le processus électoral se poursuivra normalement avec, le cas échéant, l’organisation de la révision de la liste électorale », a-t-il soutenu, ajoutant que les ressources nécessaires à cette opération ne constituent pas un obstacle.
Interrogé par ailleurs sur la situation des agents de la CEI après la dissolution de l’institution au début du mois de mai, le ministre a expliqué que des mesures transitoires ont été prévues afin de permettre le règlement des engagements en cours.
Il a précisé que ces dispositions concernent aussi bien les questions liées au personnel que celles relatives aux différents partenaires et prestataires de l’institution, dans le respect des procédures administratives.
(AIP)
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