Korhogo, 5 juin 2026 (AIP) – Une cinquantaine de responsables de petites et moyennes entreprises (PME), de petites et moyennes industries (PMI) et de coopératives de la région du Poro ont été formés, du 3 au 4 juin 2026 à Korhogo, aux opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
Organisé par le Secrétariat exécutif du Comité national de la ZLECAF (CN-ZLECAF), avec l’appui financier de la Banque africaine de développement (BAD), cet atelier s’inscrit dans le cadre d’une tournée nationale visant à rapprocher les acteurs économiques ivoiriens des mécanismes de l’accord continental.
Les participants ont notamment été sensibilisés aux procédures d’exportation et aux conditions d’accès aux avantages tarifaires prévus par la ZLECAF. Ils ont également pris connaissance des résultats d’une étude portant sur cinq grands marchés régionaux africains, destinée à mieux orienter les stratégies d’exportation des entreprises locales.
Pour le chef de projet au Secrétariat exécutif du CN-ZLECAF, Yao Mathurin, la ZLECAF représente une opportunité majeure pour le développement du secteur privé africain.
« La ZLECAF constitue une opportunité historique pour nos économies africaines. Avec un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs, elle offre à nos PME/PMI des perspectives inédites de croissance, d’extension et de compétitivité », a-t-il affirmé.
Selon les organisateurs, la région du Poro dispose d’atouts importants dans les filières de l’anacarde, du karité et des cultures vivrières, considérées comme des secteurs stratégiques dans le cadre du commerce continental.
La maîtrise des règles d’origine et des normes commerciales est ainsi apparue comme un préalable indispensable pour permettre aux entreprises locales de tirer pleinement profit de ce vaste marché.
Représentant le préfet de la région du Poro, préfet du département de Korhogo, le secrétaire général de préfecture, Digbé Dahié Romain, a souligné la nécessité d’accroître les échanges commerciaux entre les pays africains.
« À ce jour, les échanges commerciaux entre pays africains ne représentent que 15 à 18 % des exportations totales du continent, contre plus de 60 % pour l’Europe et 50 % pour l’Asie. Cela illustre à suffisance les défis structurels auxquels la ZLECAF entend apporter des réponses durables », a-t-il déclaré.
Au terme des travaux, les participants ont salué une formation pratique qui leur permettra de mieux exploiter les opportunités du marché africain. Le président des commerçants de Korhogo, Soro Fousseni, a indiqué que la rencontre a contribué à lever plusieurs zones d’ombre sur les mécanismes de l’accord.
« Cette formation nous a permis de comprendre beaucoup de choses que nous ignorions. À partir d’aujourd’hui, nous savons par exemple que nous pouvons exporter nos produits vers certains pays et avoir des avantages », s’est-il réjoui.
À travers cette initiative, le Comité national de la ZLECAF entend favoriser une meilleure intégration des entreprises ivoiriennes aux chaînes de valeur africaines et contribuer à l’augmentation du commerce intra-africain.
(AIP)
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