Abidjan, 5 juin 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire a réaffirmé vendredi 5 juin 2026, son ambition de bâtir une économie résiliente, sobre en carbone et respectueuse de l’environnement, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’Environnement, marquée cette année par le thème mondial « Air – Action pour le climat ».
Dans une déclaration lue par le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Abou Bamba, le gouvernement ivoirien a rappelé son engagement à faire de la transition écologique un levier de développement durable et de croissance inclusive.
Face aux effets de plus en plus visibles du changement climatique, notamment l’irrégularité des précipitations, la hausse des températures, la dégradation des terres agricoles, l’érosion côtière ou encore les inondations récurrentes, les autorités entendent accélérer les réformes destinées à renforcer la résilience du pays.
« Notre ambition est claire : construire une économie résiliente, sobre en carbone et respectueuse de l’environnement », a indiqué le gouvernement, soulignant que cette vision s’inscrit dans le cadre des engagements internationaux de la Côte d’Ivoire, notamment ceux découlant de l’Accord de Paris sur le climat.
Selon le ministre, plusieurs mesures structurantes ont été adoptées pour accompagner cette transition. Il s’agit notamment de la nouvelle loi portant Code de l’environnement, de la loi relative à la lutte contre les changements climatiques, de la création de la Commission nationale de lutte contre les changements climatiques ainsi que du renforcement des procédures d’évaluations environnementales et sociales.
La Côte d’Ivoire met également en œuvre sa troisième génération de Contributions déterminées au niveau national (CDN), avec un objectif de réduction de 33,07 % des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2035, tout en visant la neutralité carbone à long terme.
Le gouvernement a, par ailleurs, mis en avant l’installation du bureau régional Afrique du Fonds vert pour le climat à Abidjan, qui conforte le positionnement du pays comme un hub africain de la finance climatique.
Concernant la qualité de l’air, thème central de cette édition, les autorités ont indiqué avoir déployé un système de surveillance à travers des capteurs dédiés, tandis que le Centre ivoirien anti-pollution (CIAPOL) poursuit les contrôles réguliers des installations susceptibles d’émettre des polluants atmosphériques.
Le ministre a toutefois estimé que l’action de l’État, à elle seule, ne suffira pas à relever les défis environnementaux. Il a appelé les populations, les collectivités territoriales, le secteur privé et les organisations de la société civile à adopter des comportements plus responsables afin de réduire les différentes formes de pollution.
Placée sous le thème national « Soyons la solution, pas la pollution ! », cette célébration se veut un appel à l’action collective pour la préservation des ressources naturelles et l’amélioration de la qualité de vie des populations.
Pour les autorités ivoiriennes, la transition écologique représente également une opportunité de création d’emplois verts, de renforcement de la sécurité alimentaire et de développement de secteurs porteurs tels que les énergies renouvelables, les transports durables et la construction verte.
Le gouvernement a enfin invité les citoyens à signaler les infractions environnementales via le numéro vert 1372, réaffirmant que la construction d’une « grande nation » passe nécessairement par la préservation de l’environnement et des ressources naturelles.
(AIP)
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