Agboville, 04 juin 2026 (AIP) – Le projet « Jeunes Riziculteurs Modernes » (ProJRM), porté par LOCAGRI et le programme RIZAO (Riz pour l’Afrique de l’Ouest), ont lancé mardi 2 juin 2026 à Agboville, un atelier régional pour favoriser l’insertion des jeunes dans la production rizicole et contribuer à la réduction de la dépendance de la Côte d’Ivoire aux importations de riz, a constaté l’AIP.
La Côte d’Ivoire consomme chaque année plus de deux millions de tonnes de riz, dont une part importante est couverte par les importations. Une situation qui, selon les initiateurs du projet, constitue à la fois un défi pour la sécurité alimentaire et une opportunité pour l’entrepreneuriat agricole des jeunes.
Pour la directrice de LOCAGRI, Danielle Kouakou, la riziculture représente un levier de création d’emplois et de développement en milieu rural.
« Avec un accompagnement adapté, une exploitation rizicole peut générer des revenus compétitifs tout en contribuant à réduire la dépendance du pays aux importations », a-t-elle indiqué.
Le projet ProJRM ambitionne ainsi de renforcer l’engagement des jeunes dans une riziculture moderne, productive et rentable, à travers l’accès aux compétences, aux technologies et aux débouchés commerciaux.
De son côté, le programme RIZAO intervient sur l’ensemble de la chaîne de valeur, notamment la production de semences, la production de riz paddy, la transformation, la commercialisation et la promotion du riz local.
Pour le responsable du projet RIZAO/MEDA, Valentin Koidio, la question de l’accès à la terre demeure un obstacle majeur pour les jeunes producteurs.
« Le faible accès à la terre est le principal frein à la production. Cet atelier vise à proposer des solutions concrètes pour garantir la durabilité de la filière et l’employabilité des jeunes », a-t-il expliqué, promettant un accompagnement technique et un appui à l’accès au foncier.
Présidant la rencontre, le préfet de région de l’Agnéby-Tiassa, Sihindou Coulibaly, a rappelé le rôle stratégique de l’agriculture, en particulier du riz, dans l’économie nationale.
« Le riz est devenu l’aliment de base des Ivoiriens. Mais on ne peut produire sans terre ni main-d’œuvre », a-t-il souligné, appelant à renforcer la mécanisation agricole afin de réduire la pénibilité du travail.
Organisé sur le thème « Atelier régional de sensibilisation des communautés pour la facilitation de l’accès des jeunes aux terres rizicoles », ce cadre d’échanges a permis d’identifier des pistes d’action pour faire de la filière riz un moteur d’emplois et de prospérité pour la jeunesse de la région.
L’atelier a enregistré la participation du 4ᵉ vice-président du Conseil régional de l’Agnéby-Tiassa, Édiman N’Guessan, représentant le ministre Pierre Dimba, président du Conseil régional, du directeur régional de l’Agriculture, Brou Koua, ainsi que du président régional de la Chambre des rois et chefs traditionnels, Nanan N’Dori Joseph.
(AIP)
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