Abidjan, 4 juin 2026 (AIP) – L’ONG Mouvement ivoirien pour la sauvegarde de l’environnement (MIPSE) renforce sa stratégie de restauration du couvert forestier en plaçant l’éducation environnementale et la promotion des emplois verts au cœur de ses actions menées dans plusieurs localités du pays, selon un communiqué transmis mercredi 3 juin à l’AIP.
À travers des initiatives associant les établissements scolaires, les communautés riveraines et les partenaires institutionnels, l’organisation entend contribuer à la préservation durable des ressources forestières tout en favorisant l’insertion socio-économique des populations, notamment des jeunes et des femmes.
Dans cette optique, le MIPSE a lancé le 9 mai 2026 à Doba, localité située dans la périphérie du parc national de Taï, un « Tournoi vert » inter-écoles de reboisement en partenariat avec le poste forestier local. Cette activité a mobilisé plusieurs établissements scolaires autour d’actions de sensibilisation et de plantation d’arbres destinées à contribuer à la reconstitution des espaces forestiers autour du parc national de Taï et de la forêt classée de Rapide Grah.
Au-delà de son volet éducatif, cette initiative vise à susciter une prise de conscience précoce des enjeux environnementaux auprès des élèves et à encourager leur engagement en faveur de la protection des écosystèmes forestiers.
Selon le président du MIPSE, Tiémoko Arsène, les actions de reboisement engagées par l’organisation sont également conçues comme des opportunités de création d’emplois verts au profit des communautés vivant à proximité des zones forestières.
« Notre ambition est de faire de la restauration forestière un moteur de développement durable capable de générer des revenus pour les populations locales tout en préservant les ressources naturelles », a-t-il indiqué.

Le 23 mai 2026, l’ONG a poursuivi son programme de restauration écologique avec le lancement, à la réserve naturelle d’Aghien à Bingerville, de l’opération baptisée « Un élève, 10 arbres », en collaboration avec l’Institut national de l’administration de Côte d’Ivoire (INAD-CI).
Cette campagne a permis de mettre en terre 3 000 plants sur une superficie de cinq hectares. Elle s’inscrit dans un projet plus vaste prévoyant la plantation de 23 000 arbres sur 45 hectares afin de contribuer à la reconstitution du couvert végétal de cette zone écologique stratégique.
Les essences retenues, notamment le teck, l’acacia mangium et le gmelina, ont été choisies pour leur capacité à favoriser la restauration durable des écosystèmes et à renforcer la résilience des espaces forestiers face aux effets de la déforestation et du changement climatique.
À l’approche de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin, le MIPSE prévoit de nouvelles activités destinées à consolider cette dynamique. Il s’agit notamment d’un atelier de formation à la création et à la gestion de pépinières à Bingerville ainsi que de la présentation du projet « Ville verte » à San Pedro, en partenariat avec Africa Global Logistics et la municipalité.
À travers l’ensemble de ces initiatives, l’organisation entend démontrer que la restauration forestière peut constituer à la fois un outil de préservation de l’environnement, un vecteur de sensibilisation citoyenne et un levier de création d’emplois durables au bénéfice des communautés.
(AIP)
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