Kong, 16 juin 2026 (AIP) – L’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), à travers son secteur de Kong, a organisé samedi 13 juin 2026 à Nafana, une campagne de sensibilisation destinée aux populations du canton Komala sur l’importance de la protection de l’environnement, en particulier du parc national de la Comoé.
Cette rencontre, qui a réuni des autorités administratives, des chefs communautaires et de nombreux habitants, visait à encourager les populations à s’impliquer davantage dans la préservation de la faune et de la flore, tout en les exhortant à renoncer aux pratiques illégales telles que le braconnage, les feux de brousse et l’orpaillage clandestin.
L’adjudant-chef Aubin Gueu du cantonnement de l’OIPR a souligné l’importance de la protection de l’environnement pour le bien-être des communautés locales. « Je vous invite à devenir des alliés de l’environnement, car notre bien-être en dépend. Évitons les activités illégales à l’intérieur du parc afin de préserver ce patrimoine naturel pour les générations futures », a-t-il déclaré.
Le chef du village de Nafana, Ouattara Yaya, s’est félicité de la tenue de cette campagne de sensibilisation, menée avec l’appui de la coopération allemande à travers la GIZ. Il a assuré que les actions de sensibilisation se poursuivront auprès des populations afin de renforcer leur engagement en faveur de la protection de l’environnement.
« Le changement climatique a déjà des conséquences négatives sur les activités agricoles. Nous devons donc soutenir toutes les initiatives qui contribuent à préserver nos ressources naturelles », a-t-il indiqué.
De son côté, la présidente des femmes, Ouattara Mariam, a annoncé son intention de fédérer les femmes au sein d’une coopérative afin de faciliter leur accès aux projets agricoles et aux formations en matière de gestion durable des terres.
Elle a estimé que l’organisation des femmes en association pourrait favoriser l’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et réduire les effets néfastes des produits chimiques sur les écosystèmes.
Grâce à l’accompagnement de l’OIPR et de la GIZ, plusieurs producteurs de la localité se sont déjà engagés dans la culture de l’Acacia auriculiformis, une espèce qui contribue à l’amélioration de la fertilité des sols et à l’augmentation des rendements agricoles sur de petites superficies.
(AIP)
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