Niakara, 27 juin 2026 (AIP) – Des Responsables des aires de santé (RADS) et des membres de l’Équipe cadre régionale (ECR) ont bénéficié d’une formation pour une meilleure prise en charge des personnes exposées à la rage
A travers cette session de renforcement de capacité, les populations de Katiola, de Niakara et de Dabakala bénéficient désormais d’un meilleur accès au traitement préventif contre la rage.
Cette formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une stratégie intégrée de prise en charge des personnes exposées, portée conjointement par la direction régionale de la Santé du Hambol et l’Antenne régionale de l’Institut national d’hygiène publique (INHP) de Katiola, selon le chef d’antenne de l’INHP, Dr Yéo Salifou, dressant le bilan de ses activités en 2026, le jeudi 25 juin.
Selon le rapport d’activité, l’accès à la prophylaxie post-exposition constituait jusqu’ici un défi majeur dans le Hambol, certains patients étant contraints de parcourir entre 100 et 150 kilomètres pour recevoir le vaccin antirabique, avec pour conséquences des retards de consultation, des abandons de traitement, voire des décès évitables.
Pour inverser cette tendance, des séances d’orientation ont été organisées à Katiola, Niakara et Dabakala entre avril et juin 2026. En parallèle, des vaccins antirabiques ont été mis à la disposition des districts sanitaires de Niakara et de Dabakala afin de rendre opérationnels de nouveaux sites de vaccination et de rapprocher les services des populations vivant dans les zones les plus éloignées.
Le nouveau protocole intradermique permet d’achever la vaccination en seulement trois visites, aux jours J0, J3 et J7, contre 21 à 28 jours avec les anciens schémas vaccinaux. Cette innovation devrait améliorer l’observance des patients tout en réduisant les coûts liés au traitement et aux déplacements.
Le dispositif prévoit également un système de référence et de contre-référence entre l’INHP, les sites de prise en charge et les centres de santé. Ce mécanisme vise à orienter rapidement les personnes exposées vers le site le plus proche, à assurer leur suivi jusqu’à la fin du traitement et à renforcer la surveillance épidémiologique de la rage dans la région.
À terme, cette stratégie devrait contribuer à améliorer durablement l’accessibilité géographique à la vaccination antirabique, réduire les abandons de traitement et les décès liés à la rage humaine, tout en renforçant la surveillance intégrée de cette zoonose dans le Hambol.
(AIP)
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