Abidjan, 28 juin 2026 (AIP)- La Chine travaille actuellement à la création de l’Organisation mondiale de coopération sur l’intelligence artificielle (IA), qui vise le multilatéralisme et le partage des modèles et des données.
La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning a livré cette information dans une note d’information transmise samedi 27 juin 2026, à l’AIP.
Selon Mme Mao la tendance à la politisation de l’IA et aux contrôles stricts à l’exportation nourrit la crainte d’un nouvel affrontement technologique entre grandes puissances.
Face à cette situation, la Chine par la voix de la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, plaide pour des règles centrées sur l’humain, équitables et inclusives.
Elle s’oppose fermement à l’utilisation de la « sécurité » comme prétexte pour imposer des blocus technologiques et priver les pays du Sud global de leur droit au développement, refusant de les confiner au rang de simples consommateurs.
Pour Mao Ning, un partage réel passe par une technologie qui profite aux pays en développement. Pendant longtemps, les modèles dominants ont privilégié l’anglais, reléguant les langues et cultures africaines au second plan.
Alors que la prochaine Conférence mondiale sur l’IA ouvrira ses portes à Shanghai en juillet 2026, il est essentiel de réaffirmer cet engagement. Le progrès ne se mesure pas seulement à la vitesse de la technologie, mais à sa capacité à servir l’homme.
La Chine est prête à œuvrer avec l’Afrique et tous les pays partageant cette vision pour construire un système de gouvernance de l’IA ouvert, juste et inclusif.
En 2018, lors de la première Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle (WAIC) à Shanghai, le Président chinois Xi Jinping avait affirmé que « La Chine est prête à promouvoir le développement, à protéger la sécurité et à partager les fruits de l’IA avec tous les pays. ».
(AIP)
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