Abidjan, 27 juin 2026 (AIP) – Le gouvernement ivoirien a réaffirmé son engagement à faire des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) un levier majeur de croissance économique et de création d’emplois, en mettant en œuvre une série de réformes et de mécanismes destinés à améliorer leur accès au financement et à renforcer leur compétitivité.
Dans une déclaration prononcée à l’occasion de la 8ᵉ édition de la Journée mondiale des micro, petites et moyennes entreprises (JMMPME), célébrée ce samedi 27 juin 2026, sous le thème « Fonds de soutien aux PME : construction des Champions Nationaux », le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, a présenté les principales initiatives engagées par l’État pour soutenir le développement du secteur.
Le ministre a rappelé que les PME représentent 98 % du tissu entrepreneurial ivoirien, contribuent à 26,9 % du produit intérieur brut (PIB), réalisent 12 % des investissements nationaux et génèrent près de 22 % des emplois modernes, soulignant leur rôle central dans la transformation économique du pays.
Pour répondre à la principale contrainte que constitue l’accès au financement, le gouvernement a créé le Guichet unique de développement des PME (GUDE-PME), opérationnel depuis décembre 2022.
Cette structure a déjà accompagné plus de 20 000 PME, dont près de 18 900 dans le renforcement de leurs capacités techniques et managériales et plus de 1 100 dans la recherche de financements.
Le ministre a également mis en avant les performances de la Société de garantie des crédits des PME (SGPME), qui facilite l’accès au crédit grâce à des garanties accordées aux établissements financiers.
Au 30 avril 2026, 3 860 PME avaient bénéficié de financements totalisant 114,7 milliards de FCFA, garantis à hauteur de 59 milliards de FCFA, avec 24,5 % des garanties destinées aux entreprises dirigées par des femmes.
Dans la même dynamique, le gouvernement a autorisé la mise en place d’un mécanisme de garantie individuelle destiné à favoriser l’émergence de jeunes entreprises à fort potentiel, cinq conventions ayant déjà été signées avec des banques partenaires.
Parmi les autres initiatives structurantes figurent le projet Choose Africa 2, qui prévoit une ligne de crédit de 23,6 milliards de FCFA pour accompagner 5 000 PME, ainsi que la création de la Banque d’investissement pour l’entrepreneuriat des jeunes, dotée d’un capital initial de 15 milliards de FCFA avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD).
Cette future institution ambitionne de soutenir 4 700 entreprises, de créer 40 000 emplois directs, 300 000 emplois indirects et de générer plus de 155,7 milliards de FCFA de valeur ajoutée dans l’économie nationale.
Le gouvernement poursuit également la diversification des sources de financement grâce à l’adoption de textes encadrant le crédit-bail, l’affacturage, les Business Angels et le capital-risque.
En parallèle, le dispositif de refinancement des crédits PME de la BCEAO est en cours de réforme avec la création annoncée d’un Comité national de pilotage du dispositif PME, destiné à améliorer la gouvernance du financement des entreprises.
Sur le plan législatif, M. Konaté a annoncé que la création d’un Fonds de soutien aux PME est intégrée au projet de loi d’orientation de la politique nationale de développement et de promotion des PME et des entreprises de taille intermédiaire, adopté par l’Assemblée nationale le 4 juin 2026.
Cette mesure vise à favoriser l’émergence de champions nationaux capables de s’imposer sur les marchés régionaux et internationaux.
Selon le ministre, l’ensemble de ces réformes traduit la volonté du gouvernement de faire du secteur privé un moteur de l’industrialisation, de la croissance et de la création d’emplois, en cohérence avec le troisième pilier du Plan national de développement (PND) 2026-2030 consacré à la promotion de l’investissement privé, des champions nationaux et à la réduction de l’informalité.
(AIP)
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