Abidjan, 28 juin 2026 (AIP) – Le vicaire régional de l’Opus Dei pour la Côte d’Ivoire, le Cameroun et la République Démocratique du Congo, l’abbé Sissoko Abdoulaye, a appelé à une vie chrétienne engagée au service des autres, samedi 27 juin 2026, à la célébration de la fête liturgique de saint Josémaria Escriva, à Yopougon, invitant les fidèles à une sainteté vécue dans le travail quotidien et le service des autres.
Prenant appui sur l’Évangile de saint Luc relatant l’appel des premiers apôtres Simon, Jean et Jacques, qui « laissant tout, le suivirent », le vicaire régional a souligné que saint Josémaria, fondateur de l’Opus Dei, a lui aussi su, dès son adolescence, se mettre à l’écoute de Dieu. Il a rappelé l’épisode fondateur de la vocation du saint.
A l’âge de 14 ans et demi, apercevant un religieux marchant pieds nus sur la neige, le jeune Josémaria s’était exclamé. « Et moi, je ne serais pas capable de lui offrir quelque chose ? ». Ordonné prêtre en 1925, il fonde l’Opus Dei le 2 octobre 1928, pour rappeler que tout chrétien, quelle que soit sa profession ou sa situation, est appelé à la sainteté.
« La charité est l’âme de la sainteté », a rappelé l’abbé Sissoko, citant le Catéchisme de l’Église catholique. Saint Josémaria a indiqué un chemin pour grandir dans cette charité, notamment le travail bien fait, la sainteté dans la vie ordinaire en s’identifiant au Christ, en soignant les détails, c’est-à-dire ponctualité, courtoisie, bonne humeur, esprit de service.
Il a mis en garde contre la paresse et la vie facile, citant l’ouvrage Chemin. « Je ne m’explique pas que tu te dises chrétien et que tu mènes cette vie de désœuvré. Oublies-tu la vie de travail du Christ ? ».
S’appuyant sur la première lecture du livre de la Genèse, « Le Seigneur Dieu prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Éden pour qu’il le travaille et le garde », le prélat a insisté sur la dimension divine du travail, mission confiée à l’homme pour améliorer la création.
Il a également exhorté les fidèles à éviter le « syndrome de Babel » dénoncé par le Pape Léon XIV dans son encyclique Magnifica humanitas, l’idolâtrie du profit, l’uniformité et la déshumanisation, pour choisir plutôt la « voie de Néhémie », celle du travail partagé.
« Un enfant de Dieu ne peut pas être “classiste”, parce que les problèmes de tous les hommes l’intéressent », a-t-il martelé, reprenant une formule de saint Josémaria.
Il a dénoncé le danger d’une double vie, prière d’un côté, activités quotidiennes de l’autre, et a appelé à une charité active envers les plus démunis, les malades, les déguerpis, les chômeurs, les victimes de guerres et de catastrophes naturelles, comme au Venezuela récemment.
Le vicaire régional a invité les fidèles à devenir, à l’instar de Simon devenu pêcheur d’hommes, des artisans d’un monde meilleur par leur investissement dans les devoirs ordinaires, pour la gloire de Dieu et le service des âmes.
Il a rappelé l’exhortation constante de saint Josémaria. « La seule arme dont nous disposons est la prière, prier jour et nuit », citant le message du prélat de l’Opus Dei, Mgr Fernando Ocariz, pour préparer le centenaire de l’Œuvre le 2 octobre 2028.
L’abbé Sissoko a encouragé l’assistance à soigner sa formation chrétienne et à recourir à la Vierge Marie pour obtenir, par son intercession, la grâce de suivre les pas de saint Josémaria vers la sainteté, grâce à un travail bien fait, nourri par une formation profonde et une vie de prière solide, pour la gloire de Dieu.
(AIP)
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