Bouaké, 10 juil. 2026 (AIP)- Le campus 2 de l’Université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké a accueilli, vendredi 10 juillet 2026, la célébration officielle de la Journée nationale de l’arbre (JNA) 2026, instituée depuis 1983 et célébrée chaque 5 juillet sur l’ensemble du territoire national, autour du thème : « Chaque arbre compte, je plante mon arbre ».
Placée sous le patronage du Vice-Président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, cette édition a réuni le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré, le ministre d’État, Kobenan Kouassi Adjoumani, représentant le Vice-Président de la République, plusieurs membres du corps préfectoral de la région de Gbêkê, des élus locaux, des autorités coutumières et religieuses, le président de l’Université Alassane Ouattara, Pr Kouakou Koffi, ainsi que plusieurs centaines d’étudiants.
Présidant la cérémonie, le ministre des Eaux et Forêts a rappelé que la célébration de la Journée nationale de l’arbre s’inscrit dans la politique nationale de préservation et de restauration du patrimoine forestier ivoirien.
Il a indiqué que la Côte d’Ivoire a subi une forte dégradation de son couvert forestier sous l’effet de l’agriculture extensive, des feux de brousse, de l’exploitation forestière illégale, de l’orpaillage clandestin et de l’urbanisation non maîtrisée. « Notre pays, la Côte d’Ivoire, n’a pas été épargné par le phénomène de la déforestation. Sous l’effet conjugué de l’agriculture extensive, des feux de brousse, de l’exploitation forestière illégale, de l’orpaillage clandestin et de l’urbanisation non maîtrisée, la couverture forestière est passée de près de 50 % du territoire national au début des années 1960 à moins de 9 % aujourd’hui », a déclaré Jacques Assahoré.
Selon lui, cette situation interpelle l’ensemble des citoyens, dans la mesure où la préservation des forêts conditionne l’équilibre des écosystèmes et l’avenir des générations futures. Le ministre a rappelé que les forêts couvrent près de 30 % de la surface de la planète et jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat, la conservation de la biodiversité et la fourniture de services écosystémiques indispensables, notamment l’eau, l’air, les sols fertiles et les ressources ligneuses. Il a ajouté que plus de 1,6 milliard de personnes dans le monde tirent leurs moyens de subsistance des ressources forestières.
Jacques Assahoré a également présenté les objectifs de la stratégie nationale de préservation, de réhabilitation et d’extension des forêts, qui vise à porter le taux de couverture forestière nationale à au moins 20 % du territoire d’ici à 2030.
Il a précisé que le ministère des Eaux et Forêts met en œuvre plusieurs programmes de restauration des paysages forestiers, de foresterie urbaine et de gestion durable des ressources en eau avec l’appui de partenaires techniques et financiers, notamment l’Union européenne, la Banque mondiale, la KfW, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque européenne d’investissement (BEI), le Fonds vert pour le climat et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Selon lui, ces programmes sont déployés sur l’ensemble du territoire national, y compris dans la région de Gbêkê, afin de faire de la reforestation un levier de développement économique, social et environnemental.

Représentant le Vice-Président de la République, le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani a salué la tenue de cette célébration, qui traduit, selon lui, l’engagement de la Côte d’Ivoire en faveur de la préservation de l’environnement, du développement durable et de la protection de son patrimoine forestier.
Il a rappelé la vision du Président de la République consistant à bâtir une Côte d’Ivoire prospère, résiliente et respectueuse de son environnement, en faisant de la restauration du couvert forestier une priorité nationale.
Au nom du Vice-Président de la République, il a félicité le ministre des Eaux et Forêts et l’ensemble de ses collaborateurs pour les actions engagées dans la mise en œuvre de la politique forestière nationale.
Le ministre d’État a également exprimé sa reconnaissance aux collectivités territoriales, aux partenaires techniques et financiers, au secteur privé, aux organisations de la société civile ainsi qu’aux populations qui participent aux campagnes nationales de reboisement.
Il a relevé que la Journée nationale de l’arbre constitue un cadre de réflexion sur les relations entre l’homme et la nature ainsi que sur les responsabilités des générations actuelles envers celles à venir.
Selon Kobenan Kouassi Adjoumani, la question forestière dépasse désormais le seul cadre environnemental pour concerner les secteurs de l’agriculture, de l’économie, du développement durable, de la sécurité alimentaire et de la lutte contre les effets du changement climatique.
Il a estimé que la disparition des forêts entraîne l’appauvrissement des sols, la baisse des rendements agricoles et la dégradation des conditions de vie des populations, soulignant que la préservation du patrimoine forestier constitue un enjeu de souveraineté alimentaire et de développement national.
Instituée en 1983, la Journée nationale de l’arbre est célébrée chaque année le 5 juillet afin de promouvoir le reboisement, la protection des ressources forestières et l’implication des populations dans les actions de restauration du couvert végétal. La célébration de l’édition 2026 a été marquée par le reboisement d’un espace d’une superficie d’un hectare dans l’enceinte du campus 2 de l’UAO.
(AIP)
rkk

