Abidjan, 20 juil 2026 (AIP) – L’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels (AGRAC) a réaffirmé sa volonté de renforcer la coopération entre les juridictions et les services d’enquête à travers une session de formation organisée à Daloa au profit d’une quarantaine de magistrats et d’officiers de police judiciaire (OPJ), afin d’améliorer l’efficacité des investigations patrimoniales ainsi que des procédures de saisie et de confiscation des avoirs criminels.
Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale engagés dans la lutte contre la criminalité économique et financière, s’est déroulée en deux phases. La première a concerné, les 6 et 7 juillet, les magistrats, tandis que la seconde a eu lieu les 8 et 9 juillet au profit des officiers de police judiciaire.
Les deux sessions ont porté sur les enquêtes financières, l’exploitation du renseignement financier, l’identification et la localisation des avoirs criminels, ainsi que sur les procédures de saisie, de confiscation et de gestion des biens placés sous main de justice.
Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, le procureur général près la Cour d’appel de Daloa, Aboubakary Coulibaly, a rappelé l’engagement de l’Etat de Côte d’Ivoire dans la lutte contre la criminalité économique et financière, saluant l’action de l’AGRAC de renforcer les compétences juridiques et opérationnelles des participants afin de conduire des investigations patrimoniales plus performantes et de priver les auteurs d’infractions des profits issus de leurs activités illicites. Il a invité les magistrats et les OPJ à assumer pleinement leur rôle dans l’application des textes en vigueur, estimant que leur implication est déterminante pour l’efficacité du dispositif national.
Intervenant au nom du directeur général de l’AGRAC, le directeur général adjoint, Ouattara Bourahiman, a souligné les réformes entreprises par la Côte d’Ivoire pour aligner son dispositif juridique sur les standards internationaux en matière de saisie, de gestion et de confiscation des avoirs criminels.
Il a relevé que les organisations criminelles recourent désormais à des méthodes de plus en plus sophistiquées pour dissimuler, transférer et réinvestir les produits de leurs activités illicites, estimant que la réponse judiciaire doit désormais intégrer de manière systématique les enquêtes financières et patrimoniales.
Selon le DGA de l’AGRAC, la recherche, la saisie, la gestion et la confiscation des avoirs criminels constituent des instruments essentiels pour affaiblir durablement les réseaux criminels, d’où la nécessité de développer une véritable culture de l’investigation patrimoniale auprès des magistrats et des officiers de police judiciaire.
Les travaux ont été animés par le directeur des Affaires juridiques de l’AGRAC, Romain Ouattara, et le directeur des Opérations, Goua Koffi, qui ont partagé leur expertise avec les participants.
À travers ces sessions de formation, l’AGRAC montre sa détermination à consolider la coopération entre les juridictions et les services d’enquête pour rendre plus efficaces les investigations patrimoniales et les procédures de saisie et de confiscation, dans l’optique de priver durablement les réseaux criminels de tirer profit de leurs activités illicites.
(AIP)
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