(Envoyé spécial, Benjamin Simon Bassolé)
Pékin (Chine), 14 sept 2026 (AIP)- Le Musée du Parti communiste chinois, ouvert au public en 2021 à l’occasion du centenaire de la fondation du Parti, retrace à Pékin près d’un siècle d’histoire de la Chine, à travers des documents, objets, photographies, maquettes et reconstitutions consacrés aux grandes étapes politiques, économiques, sociales et diplomatiques du pays.
Le parcours commence par une évocation du XIXe siècle, marqué, selon le récit présenté par le musée, par les pressions extérieures et les bouleversements internes, notamment la guerre de l’Opium de 1840. Il se poursuit avec la fin de l’ordre impérial en 1911 et le Mouvement du 4 Mai 1919, qui mobilisa étudiants et intellectuels.
Parmi les pièces exposées, figurent des documents attribués à Karl Marx, notamment des notes et lettres originales conservées en Chine. Le visiteur découvre ensuite une reconstitution du lieu où s’est tenu, en juillet 1921, le premier congrès national du Parti communiste chinois. Une partie de cette réunion fondatrice avait été déplacée sur un bateau pour des raisons de sécurité.
Le musée consacre également une place importante aux années de lutte armée, à Mao Zedong et à plusieurs figures de la révolution. La Longue Marche est notamment racontée au moyen de maquettes, de photographies, de projections et de scènes reconstituées mettant en évidence les difficultés rencontrées durant cette période.
La guerre contre le Japon, la guerre civile et la proclamation de la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949, constituent une autre séquence majeure de l’exposition.
De la révolution à la construction
Après 1949, le parcours s’intéresse à la construction du nouvel État et aux transformations sociales et économiques. Le choix des symboles nationaux, la loi sur le mariage de 1950 et les premières étapes de l’industrialisation sont notamment illustrés par des documents et objets d’époque.
Un premier tracteur fabriqué en Chine ainsi que différents véhicules témoignent de la volonté de développer les capacités industrielles nationales. Les avancées scientifiques, notamment dans les domaines nucléaire et spatial, occupent également une place dans cette partie du musée.
À partir de 1978, l’exposition s’attarde sur la réforme et l’ouverture. Les premières zones économiques spéciales, particulièrement dans le sud du pays, sont présentées comme des espaces d’expérimentation des nouvelles orientations économiques.
Le parcours revient également sur plusieurs étapes de l’ouverture internationale de la Chine, notamment la restauration de ses droits aux Nations unies en 1971, la visite de Richard Nixon en 1972, le rapprochement avec le Japon, puis le retour de Hong Kong et de Macao à la souveraineté chinoise en 1997 et 1999.
L’adhésion de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce constitue une autre étape évoquée dans cette ouverture vers les échanges internationaux.
Les Jeux olympiques, les progrès scientifiques, les infrastructures et plusieurs grands projets nationaux complètent le parcours. Le transfert d’eau du Sud vers le Nord est notamment présenté à travers des maquettes et des données consacrées à cette importante infrastructure.
Au terme de la visite, cinq dates structurent le récit proposé par le musée : 1921, 1949, 1978, 2012 et 2021. Elles renvoient respectivement à la fondation du Parti communiste chinois, à la création de la République populaire de Chine, au début de la réforme et de l’ouverture, à une nouvelle période dans le récit politique présenté par le musée, puis au centenaire du Parti.
(AIP)
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