Yamoussoukro, 9 août 2026 (AIP) – Le président de l’Union pour le développement du canton Nanafouè (UDN), Guillaume Bohoussou Yao, a appelé, samedi 8 août 2026 à Popronou, 4km de Tiébissou, les filles et fils du canton à unir leurs intelligences, leurs compétences et leurs moyens pour relever les défis de développement auxquels restent confrontées plusieurs localités.
M. Bohoussou Yao s’exprimait à l’occasion de la première édition de la cérémonie d’hommage aux hommes et aux femmes , organisée par l’UDN, une initiative destinée à honorer les hommes et les femmes qui contribuent quotidiennement à la cohésion sociale et au développement du canton Nanafouè-Dan.
Le président de l’UDN a estimé que la paix retrouvée dans le canton constitue le socle indispensable à la réalisation des ambitions de développement. Il a rappelé que les chefs traditionnels, les responsables des jeunesses et les présidentes des associations de femmes jouent un rôle essentiel dans la cohésion sociale, le dialogue et le vivre-ensemble.
Selon lui, les difficultés qui persistent dans plusieurs villages, notamment le mauvais état des routes, l’insuffisance des logements pour les enseignants, les difficultés d’accès à l’eau potable et le manque d’opportunités pour les jeunes et les femmes, doivent plutôt rapprocher les populations que les diviser.
« Le développement ne connaît ni couleur politique, ni appartenance familiale, ni rivalité personnelle », a-t-il soutenu, invitant les chefs, cadres, élus, associations, jeunes et femmes à mettre leurs moyens et leurs compétences au service du canton.
Guillaume Bohoussou Yao a également réaffirmé la disponibilité de l’UDN à défendre les intérêts du canton, à mobiliser les bonnes volontés, à rechercher des partenaires et à créer les conditions d’un développement durable. Il a appelé les populations à participer davantage aux actions de l’organisation, estimant que le développement constitue une responsabilité collective.
Cette vision est partagée par le co-parrain de la cérémonie, Glahi Raoul N’guessan par ailleurs conseiller municipal à Tiébissou . Il a salué l’initiative de l’UDN, estimant qu’elle permet de dépasser les divergences politiques et autres pour privilégier l’intérêt collectif.
« Au-delà de nos divergences politiques et autres, il est important qu’on puisse se mettre au-dessus et qu’on puisse se mettre ensemble pour développer notre canton », a-t-il déclaré.
Pour M. Glahi, l’union des forces vives constitue également un moyen efficace pour porter les préoccupations du canton auprès des autorités, des ONG et des partenaires techniques et financiers. Parler d’une même voix, a-t-il expliqué, permet de renforcer les capacités de plaidoyer et d’accroître les chances d’obtenir des réponses aux besoins des populations.
Il a toutefois relevé que la politisation des initiatives constitue parfois un frein à la mobilisation collective, certains cadres ne participant pas aux actions initiées par d’autres. Il a donc lancé un appel à l’ensemble des cadres, jeunes, femmes et chefs des différents villages à se mettre ensemble afin de multiplier les actions en faveur du développement du Nanafouè.
La cérémonie a également été marquée par des témoignages et des doléances relatives aux difficultés rencontrées dans certains villages, notamment l’accès à l’électricité et à l’eau potable.
Le directeur de cabinet de l’Inspecteur général d’État, Charles Kouassi, parrain de la cérémonie, a considéré ces préoccupations comme légitimes et encouragé les fils et filles du canton à unir leurs efforts avec l’État et les partenaires pour y apporter des solutions.
À travers cette première édition de la fête des pères et des mères, l’UDN entend ainsi faire de la reconnaissance des acteurs du développement un levier de cohésion et de mobilisation collective au service du canton Nanafouè.
(AIP)
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