Biankouma, 12 sept 2026 (AIP)-Le suivi semestriel du plan opérationnel 2026 du Parc national du Mont Sangbé (PNMS), tenu mercredi 9 septembre 2026 à Biankouma, a mis en évidence des difficultés de financement qui affectent la mise en œuvre de plusieurs activités de conservation et de gestion de l’aire protégée.
Le diagnostic établi au cours des travaux a montré que ces difficultés constituent un des points à prendre en compte pour améliorer l’exécution des activités au second semestre.
« On a parcouru les différents programmes de gestion (…), les difficultés qui ont été indiquées concernent notamment la difficulté de financement pour la plupart des activités », a relevé Dr Yao Célestin, enseignant-chercheur à l’Université Lorougnon Guédé de Daloa et membre du groupe de travail pour le suivi écologique des aires protégées.
Pour lui, la mobilisation des appuis financiers constitue un enjeu pour la poursuite des actions de conservation, dans un contexte où les acteurs chargés de la gestion du parc doivent assurer l’exécution des activités prévues.
L’importance de cet appui a été relevée par le secrétaire général de la préfecture de Biankouma, Sylla Ibrahim, représentant le préfet du département et président du comité de gestion du parc. Il a salué les efforts de l’OIPR et de ses partenaires dans la préservation des écosystèmes de montagne.

« Le diagnostic rigoureux de la matrice de suivi que vous venez de dresser, met en lumière des avancées notables à saluer, mais des défis majeurs persistent au niveau des financements », a-t-il déclaré, appelant à leur prise en compte dans la poursuite des activités.
À côté de ces contraintes financières, le suivi a également fait ressortir d’autres points liés à la gestion du parc, dont la collaboration avec les populations riveraines.
Le suivi a également permis d’examiner les activités réalisées et celles qui ne l’ont pas été, ainsi que les écarts constatés et leurs causes. Le Taux de réalisation attendue pondéré (TRA’) s’est établi à 49 % contre un Taux de réalisation effectif pondéré (TRE’) de 46 %, soit une performance globale de 93 %.
Les participants ont recommandé de revoir et reformuler certaines activités et leurs indicateurs, notamment ceux relatifs au suivi des microprojets et au suivi semestriel du plan d’opération. Ils ont aussi proposé de consacrer un chapitre du rapport de suivi écologique de la direction de zone Ouest (DZO) à l’état de mise en œuvre des thèmes de recherche prioritaires.
Représentant le directeur général de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), le colonel Amara Ouattara a salué les résultats obtenus et encouragé les acteurs à poursuivre leurs efforts. « Avec une performance de 93 %, et à six mois de la fin de l’année nous disons que c’est une bonne performance », a-t-il déclaré.
L’atelier a réuni 29 participants issus des régions du Tonkpi et du Bafing, des administrations, des collectivités, des services de l’OIPR, des populations locales, des organisations non gouvernementales, des partenaires et du monde de la recherche.
(AIP)
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