Abidjan, 16 sept 2026 (AIP)- Le Gouvernement ivoirien, à travers le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a réaffirmé mercredi 16 septembre 2026 au Plateau-Abidjan l’engagement en faveur de la protection de la couche d’ozone et de la transition vers un secteur du froid plus durable.
M. Bamba s’exprimait à l’occasion de la Journée mondiale de la protection de la couche d’ozone, célébrée autour du thème, « Action mondiale pour une planète plus fraîche ». Il a appelé l’ensemble des couches sociales à une synergie d’action s’inscrivant dans la vision du gouvernement, en vue d’une meilleure protection de la couche d’ozone.
« En cette Journée internationale de la protection de la couche d’ozone, je réaffirme l’engagement du Gouvernement à conduire cette transition avec rigueur, transparence et équité. Continuons à agir ensemble pour restaurer durablement notre bouclier naturel et bâtir un secteur du froid moderne, performant et respectueux du climat», a invité Abou Bamba.
M. Bamba, a par la suite souligné dans son adresse que les progrès accomplis démontrent que « lorsque la science éclaire la décision publique, lorsque les États respectent leurs engagements et lorsque la coopération internationale apporte aux pays les moyens d’agir, l’humanité peut réparer les dommages qu’elle a causés à son environnement ».
Poursuivant, il a fait savoir que selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), 98 % des substances appauvrissant la couche d’ozone ont été éliminées dans le monde par rapport aux niveaux de 1990.
Il a également rappelé que la Côte d’Ivoire, partie à la convention de Vienne et du protocole de Montréal depuis le 30 novembre 1992, a ratifié l’Amendement de Kigali en 2017.
Le pays a notamment éliminé, depuis le 1er janvier 2010, les chlorofluorocarbures (CFC) et enregistré une réduction de 67,5 % de sa consommation d’hydrochlorofluorocarbures (HCFC), conformément au calendrier international.
À l’horizon 2030, le Gouvernement prévoit notamment de former 1 000 agents des Douanes et inspecteurs, 2 000 techniciens du froid et de la climatisation, de certifier 1 000 techniciens et de créer quatre nouveaux Centres d’Excellence à Korhogo, Daloa, Bondoukou et Dimbokro.
Il entend également renforcer les contrôles grâce à 16 identificateurs de fluides frigorigènes, poursuivre la digitalisation des quotas et développer la récupération et le recyclage des fluides.
« Cette transition doit permettre de bâtir un secteur du froid moderne, performant et respectueux du climat, tout en créant des emplois qualifiés pour les jeunes et les femmes.
Le Gouvernement entend ainsi poursuivre le renforcement du cadre réglementaire, la lutte contre le commerce illicite des fluides frigorigènes et la coopération régionale, afin de contribuer à la protection de la santé, de l’agriculture, de la biodiversité et à la construction d’une planète plus sûre et plus fraîche», a-t-il déclaré. 
Depuis 2024, 120 agents des Douanes et 150 techniciens frigoristes ont été formés aux bonnes pratiques, tandis qu’environ 1 000 acteurs ont été sensibilisés, avec une attention particulière accordée à la participation des femmes dans les métiers du froid et de la climatisation.
Cette dynamique bénéficie de l’appui financier et technique du Fonds multilatéral pour la mise en œuvre du Protocole de Montréal et du PNUE. Elle s’inscrit notamment dans le cadre de la deuxième phase du Projet de gestion de l’élimination progressive des HCFC (PGEH II), prévue pour 2024-2030, ainsi que du renforcement du système de quotas d’importation appliqué depuis 2025.
Pour le directeur du bureau sous-régionale du PNUE pour l’Afrique de l’Ouest, Mohamed Atani, la protection de la couche d’ozone constitue une réussite majeure de la coopération internationale. Depuis l’adoption du Protocole de Montréal en 1987, l’action concertée des gouvernements, organisations internationales, secteur privé et société civile a permis des avancées significatives.
Tout en réitérant le soutien de son institution auprès des autorités ivoiriennes dans cette lutte, Mohamed Atani a signifié qu’avec l’appui du Fonds multilatéral et du PNUE, la Côte d’Ivoire renforce son cadre réglementaire, les systèmes de licences et quotas, ainsi que les capacités des acteurs du froid et de la climatisation, notamment par la formation et la certification des techniciens.
« La réussite de cette transition repose sur une mobilisation collective des administrations, douanes, professionnels, établissements de formation, secteur privé et partenaires.
Le PNUE salue l’engagement du gouvernement ivoirien et réaffirme son accompagnement pour la mise en œuvre du Protocole de Montréal et de l’Amendement de Kigali, en faveur d’une planète plus fraîche et durable», a rélevé M. Atani.
La célébration de la journée a été riche en couleurs. Elle a été marquée par de prestations, de films institutionnels, de remises de certificats, de conférences, de panels, de visites de stands, entre autres.
(AIP)
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