Abidjan, 17 sept 2026 – Trois ministres sont attendus pour animer des conférences de haut niveau pendant la 2ᵉ session ordinaire de 2026 du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) pour débattre des grands enjeux économiques et environnementaux, a révélé jeudi 17 septembre 2026, à Abidjan, le président de l’institution, Dr Eugène Aka Aouélé, à l’ouverture des travaux.
Dans son discours d’orientation, Dr Aka Aouélé, a annoncé que ces rencontres porteront notamment sur la transformation structurelle de l’économie, la transition numérique et environnementale ainsi que les perspectives de diversification de l’économie ivoirienne.
Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des productions vivrières, Bruno Koné, ouvrira les réflexions pour la conférence inaugurale qui aura pour thème, « Secteur informel et agro-industrie : articulations pour une transformation structurelle ». Pour le président du CESEC, le choix de cette thématique répond à la place importante qu’occupe le secteur informel dans la vie économique et sociale du pays.
« Le secteur informel occupant une place considérable dans la vie économique et sociale de notre pays, le choix de ce thème vise à renforcer la réflexion engagée autour de la transformation structurelle de notre économie », a expliqué Dr Aka Aouélé.
Les échanges devront notamment porter sur les moyens de favoriser une meilleure articulation entre le secteur informel et l’agro-industrie, avec en ligne de mire une formalisation progressive des activités économiques et une meilleure diffusion des retombées de la transformation structurelle.
« Il s’agira pour nous de savoir comment mieux articuler ces deux réalités que sont le secteur informel et l’agro-industrie, afin de favoriser le passage progressif d’un grand nombre d’activités, vers davantage de formalisation », a-t-il précisé.
Le numérique et l’environnement sera au cœur de la deuxième conférence de haut niveau consacrée à la « Transition numérique et souveraineté environnementale : enjeux, défis et perspectives ». Elle sera animée par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba.
Cette rencontre entend mettre en relation deux dynamiques qui transforment profondément les sociétés contemporaines : la révolution numérique et les exigences croissantes en matière de protection de l’environnement.
Selon Dr Aka Aouélé, le numérique « modifie les modes de production, de consommation, de gouvernance et de gestion des territoires », tandis que les impératifs environnementaux imposent « de nouvelles méthodes de prévention, de suivi, de contrôle et de gestion des ressources ».
La conférence devrait ainsi permettre d’examiner les possibilités offertes par les technologies numériques dans la surveillance des ressources naturelles, la prévention des risques environnementaux et l’amélioration de l’efficacité des politiques publiques.
« L’enjeu sera d’examiner dans quelle mesure les outils numériques peuvent contribuer à mieux maîtriser notre environnement, à améliorer la surveillance des ressources naturelles, à renforcer la prévention des risques et à rendre, plus efficaces, les politiques environnementales », a-t-il indiqué.
Enfin, la troisième conférence d’expert sera consacrée aux perspectives liées au développement des secteurs offshore et minier. Elle sera animée par le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa Coulibaly, autour du thème, « Le développement de l’activité offshore et minière préfigure-t-il le nouveau modèle économique de la Côte d’Ivoire ? »
Pour le CESEC, cette réflexion s’inscrit dans le prolongement des discussions sur les perspectives de l’économie ivoirienne au-delà de sa forte dépendance historique aux filières café-cacao. Dr Aka Aouélé a relevé que la Côte d’Ivoire dispose désormais de nouvelles perspectives dans les secteurs « minier, pétrolier et énergétique ».
Ces ressources, selon lui, peuvent contribuer à diversifier l’économie, stimuler l’investissement, créer de nouvelles activités et renforcer les capacités de financement du développement. Mais au-delà de l’exploitation des ressources, le président du CESEC a souligné l’importance de la création de valeur sur le territoire national. « La véritable équation demeure celle de notre capacité à créer des valeurs durables autour de ces ressources », a-t-il déclaré.
Cette réflexion devrait notamment concerner le développement des compétences nationales, le renforcement de la transformation locale, la création de services associés et la structuration de chaînes industrielles et technologiques liées aux activités minières, pétrolières et énergétiques.
La deuxième session ordinaire du CESEC s’articule autour de plusieurs axes, à savoir les travaux des commissions permanentes, les conférences et auditions de haut niveau, les visites de terrain et la coopération internationale.
Elle a été rehaussée de la présence des chefs des autres institutions de la République de Côte d’Ivoire, notamment le président de l’Assemblée nationale, Patrick Achi et du Sénat, Kandia Camara, de membres du corps diplomatique et de responsables d’organismes internationaux. Le président de la république y était représenté par son Haut représentant, Gilbert Kafana Koné.
(AIP)
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