Bouaké, 23 sept 2026 (AIP)- Le Laboratoire d’études sur le droit et le développement (LEDD-CI) de l’UFR des Sciences juridiques, administratives et politiques (UFR-SJAP) de l’Université Alassane Ouattara (UAO) a organisé, lundi 21 et mardi 22 septembre 2026 à Bouaké, un colloque international sur le dommage écologique, autour des approches nationale, internationale, pluridisciplinaire et comparée.
Cette rencontre scientifique, organisée en partenariat avec l’Université méthodiste de Côte d’Ivoire (UMECI), le Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD), l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) et plusieurs cabinets d’experts-conseils, a réuni des juristes, des responsables d’ONG de protection de l’environnement et des universitaires de Côte d’Ivoire, du Bénin, du Togo, du Niger, du Sénégal, du Congo et d’Europe.
À l’ouverture des travaux, le directeur de l’UFR-SJAP et du LEDD-CI, Pr Silué Nanga, a relevé que l’urgence écologique se manifeste par la dégradation des écosystèmes, les pollutions et le dérèglement climatique.
Il a cité l’affaire Probo Koala, survenue en août 2006 à Abidjan, l’orpaillage clandestin et ses effets sur les cours d’eau ainsi que les Journées Mines vertes organisées les 11 et 12 septembre 2026 par le Groupement professionnel des miniers de Côte d’Ivoire. « Face à cette crise environnementale majeure qui menace les populations et le développement, le droit ne peut plus rester spectateur ni se payer le luxe de l’attentisme », a déclaré le Pr Silué Nanga.

Selon lui, le LEDD-CI entend faire du droit un levier de développement durable, en permettant à la science juridique de « nommer le mal, qualifier le préjudice, identifier les responsables et garantir la réparation de la nature ».
Il a souhaité que les travaux du colloque ne se limitent pas à des exercices académiques, mais qu’ils contribuent à l’élaboration de réponses aux problèmes environnementaux, à l’attention des dirigeants, dans la perspective de la sauvegarde de l’avenir commun.
Trois panels ont structuré les échanges. Le premier, « Appréhender le dommage écologique », a été modéré par le Pr Nawa Yéo. Le deuxième, « Protéger, prévenir, sanctionner et réparer contre le dommage écologique », a été modéré par les Prs Aboudramane Ouattara et Djédjro Francisco Mélèdje ainsi que Windpagnangdé Dominique Kabré. Le troisième, « Réaliser la contribution des parties prenantes contre le dommage écologique », a été modéré par le Pr Yodé Jean Didier Kakaly.
Les échanges ont porté sur les différentes dimensions du dommage écologique, sa prise en compte par le droit, les mécanismes de prévention et de sanction ainsi que les modalités de réparation et la contribution des différentes parties prenantes à la protection de l’environnement.
(AIP)
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